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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : Emmanuel Macron demande à tous les partis de lancer un appel "clair et explicite au calme"

mercredi 5 décembre 2018 à 15:01 - Mis à jour le mercredi 5 décembre 2018 à 15:58 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Alors que les gilets jaunes appellent à de nouvelles actions ce week-end à Paris et dans le reste de la France, Emmanuel Macron demande ce mercredi "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme".

Emmanuel Macron à l'Élysée le 2 décembre 2018
Emmanuel Macron à l'Élysée le 2 décembre 2018 © Maxppp - STEPHANE MAHE

Malgré les annonces du gouvernement mardi, les gilets jaunes sont toujours mobilisés dans plusieurs régions de France ce mercredi. Plusieurs appels à manifester ce week-end ont également été lancés à Paris et en région. Les gilets jaunes sont soutenus dans leur démarche par le syndicat SUD-Rail et la CGT du groupe Lafarge-Holcim ciment. Le syndicat ferroviaire appelle aussi les cheminots à laisser les gilets jaunes voyager "gratuitement" en train samedi.

Redoutant des violences, Emmanuel Macron a demandé "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme", a rapporté le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l'issue du Conseil des ministres.

"Attaquer la République"

"Le moment que nous vivons n'est plus à l'opposition politique, mais à la République", a ajouté Benjamin Griveaux, citant le chef de l'État. Emmanuel Macron "a insisté sur le fait que certains aujourd'hui ne poursuivaient qu'un seul et même objectif : attaquer la République". Le chef de l'État a également dénoncé "le silence coupable et l'opportunisme de ceux qui se livrent à ces comportements".

"Dans ce contexte il en a appelé à la mobilisation de chacun des membres du gouvernement. Mais il a également appelé au sens des responsabilités de toutes nos parties prenantes, et le président de la République a demandé aux forces politiques, aux forces syndicales, au patronat, de lancer un appel clair et explicite au calme et au respect du cadre républicain", a insisté le porte-parole du gouvernement.

Réunion des syndicats jeudi

Relancé pour savoir si le chef de l'État visait des responsables politiques en particulier, le porte-parole du gouvernement a déclaré : "Ceux qui font preuve de cynisme, d'opportunisme, je crois, se dévoilent jour après jour sur les plateaux de télévision et à vos micros. Il est donc inutile de les nommer. Ils se reconnaîtront."

À la question de savoir si l'armée sera sollicitée pour sécuriser les manifestations samedi comme l'ont demandé les syndicats de police, Benjamin Griveaux a expliqué qu'il n'était "pas en mesure de répondre à ce stade" en appelant les organisateurs des manifestations à déclarer les rassemblements en préfecture afin "que la sécurité puisse être assurée dans les meilleures conditions".

Édouard Philippe défend ce mercredi après-midi devant les députés la position du gouvernement sur la crise des gilets jaunes. Le débat donnera lieu à un vote des députés sans engagement de la responsabilité du gouvernement, une procédure prévue par la Constitution mais jamais mise en oeuvre sur un sujet d'actualité jusqu'à présent. 

Tous les grands syndicats de salariés nationaux ont, eux, prévu de se réunir jeudi.