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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : "Je passe ma semaine de congés sur le barrage de Loudun avec ma femme"

samedi 1 décembre 2018 à 4:01 Par Fanny Bouvard, France Bleu Poitou

Angélique et Willy habitent Marnes dans les Deux-Sèvres et ils ont passé la semaine sur le barrage filtrant à l'entrée sud de Loudun. Willy profite de sa semaine de congés pour soutenir à "100%" le mouvement.

Willy (à droite), Angélique (au centre) et leur amie Cindy à gauche.
Willy (à droite), Angélique (au centre) et leur amie Cindy à gauche. © Radio France - Fanny Bouvard

Loudun, France

Chaque matin après avoir déposé leurs deux enfants  de 5 et 13 ans à l'école, Angélique et Willy rejoignent un covoiturage de gilets jaunes. Ils ont 20 minutes de route, entre Marnes et Loudun, pour rejoindre le barrage le plus proche de chez eux. "Après on y passe, la journée, explique Willy, le père de famille de 45 ans. On essaie d'être un maximum présents". 

"On fait des sacrifices mais on veut aller jusqu'au bout!" Angélique

Lui est chauffeur routier et était encore au volant de son poids lourd la semaine dernière. "J'ai vécu le mouvement dans les bouchons, bloqué deux jours à Angoulême et là je profite de ma semaine de congés pour rejoindre le mouvement". A côté, Angélique est au chômage en ce moment. Elle n'a donc pas besoin de s'organiser avec un patron, mais elle mobilise sa famille. "C'est la mamie qui s'occupe du plus petit! Et les journées sont longues. Le soir, c'est ménage parfois à 22h". Elle a les traits encore plus tirés que Willy. "Depuis le début du mouvement, j'essaie de venir tous les jours". 

Le gilet jaune d'Angélique. - Radio France
Le gilet jaune d'Angélique. © Radio France - Fanny Bouvard

Ils restent sur place de 8h30 à 19h "en général", car sur le rond-point de la station Leclerc de Loudun, aucun gilet jaune ne reste sur place la nuit. Les fins de mois sont déjà difficiles confient-ils, sans donner plus de détails et Angélique préfère ne pas penser à Noël qui approche. "C'est pour mes enfants que je suis là. Je veux pouvoir les gâter, leur assurer un bel avenir." 

Sur leurs gilets jaunes, on peut lire des slogans anti-macron. "Pour être honnête, on a bien écouté ses propositions et on a l'impression d'être pris pour des imbéciles, s'emporte Willy. Il est temps que ça change. Que l'on vive mieux".