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Économie – Social
Dossier : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : le Parlement adopte définitivement les mesures d'urgence du gouvernement

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Après l'Assemblée nationale, le Sénat a adopté, ce vendredi, les mesures d'urgence du gouvernement censées répondre à la crise des gilets jaunes. Ces mesures sont donc adoptées définitivement.

Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale © AFP - Alain JOCARD / AF

Prime exceptionnelle, heures sup défiscalisées, pas de hausse de CSG pour une partie des retraités : le Parlement a donné ce vendredi son feu vert définitif, via un vote du Sénat, aux mesures d'urgence de l'exécutif  en réponse à la crise des "gilets jaunes". Après quatre heures de débats, loin des 13 heures de la veille à l'Assemblée, le projet de loi portant "mesures d'urgence économiques et sociales" a été approuvé à main levée.

Les sénateurs Républicains votent pour, les socialistes s'abstiennent

Les sénateurs LR ont voté pour, pas "par adhésion" mais par "responsabilité", selon leur chef de file Bruno Retailleau pour qui "lorsqu'il y a un incendie, on ne jette pas de l'huile sur le feu". Les sénateurs LREM et de l'Union centriste, ainsi que les Indépendants et RDSE (à majorité radicale) ont fait de même.
Les socialistes se sont abstenus, comme les communistes, qui avaient défendu en vain une motion préalable et prévenu que "la dinde aux marrons" n'étoufferait pas la colère. Le texte ayant été adopté "conforme", sans changement par rapport à la version de l'Assemblée, son adoption est définitive.

Treize heures de débat à l'Assemblée nationale 

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après plus de treize heures de vifs débats, le projet de loi portant sur les "mesures d'urgence économiques et sociales" - annoncées la semaine dernière pour répondre au mouvement des gilets jaunes - avait été approuvé par 153 voix, avec le soutien de la majorité LREM-MoDem et de l'UDI-Agir, contre 9 et 58 abstentions. 

Les socialistes se sont abstenus, comme la quasi-totalité des Républicains. Le RN et ses apparentés ont voté pour ou privilégié l'abstention. PCF et LFI, dénonçant un "trompe-l'oeil", ont voté contre. 

Début de réponse à la contestation ? 

Les annonces sociales tous azimuts d'Emmanuel Macron pour répondre aux "gilets jaunes" ont bouleversé le programme des parlementaires, qui ont envisagé un temps de siéger pendant la trêve des confiseurs pour la première fois depuis 1979. 

Mais elles apportent "des réponses rapides, fortes et concrètes" à la contestation, "condition d'un apaisement" même si "cela ne suffira pas", a affirmé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, présente au côté d'Agnès Buzyn (Santé). 

Le texte comprend la défiscalisation des heures supplémentaires, une exonération élargie de hausse de CSG pour des retraités et la possibilité pour les entreprises de verser une "prime exceptionnelle" de 1.000 euros, exonérée de toutes cotisations sociales et d'impôt sur le revenu, pour leurs salariés rémunérés jusqu'à 3.600 euros.

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