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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

"Gilets jaunes" : l'Élysée redoute un mouvement "d'une grande violence" samedi à Paris

mercredi 5 décembre 2018 à 21:46 - Mis à jour le jeudi 6 décembre 2018 à 8:02 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Selon franceinfo, l'acte IV de la mobilisation des "gilets jaunes" inquiète fortement l'Élysée qui s'attend à un mouvement "d'une grande violence" samedi à Paris.

Manifestation de gilets jaunes samedi 1er décembre 2018 à Paris
Manifestation de gilets jaunes samedi 1er décembre 2018 à Paris © Maxppp - Tatif/Wostok Press

Les "gilets jaunes" se préparent à une nouvelle journée de mobilisation à Paris et en région samedi 8 décembre. Selon franceinfo, l'Élysée redoute des manifestations "d'une grande violence" dans la capitale. Les remontées du terrain sont "extrêmement inquiétantes" avec le resserrement du mouvement sur "un noyau dur de plusieurs milliers de personnes" qui viendraient à Paris "pour casser et pour tuer", a précisé l'Élysée à franceinfo.

Le gouvernement a annoncé un nouveau renforcement des forces de l'ordre le week-end prochain pour éviter de nouveaux débordements. 236 personnes ont été blessées en France la semaine dernière en marge des manifestations de "gilets jaunes".

Appels au calme

Ce mercredi, Emmanuel Macron a demandé "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, à l'issue du Conseil des ministres.

Devant l'Assemblée nationale, Édouard Philippe a pour sa part réitéré l'appel à ne pas manifester à Paris samedi, et prévenu que le gouvernement serait "intraitable" face aux "factieux" et aux "casseurs". "Tous les acteurs du débat public seront comptables de leurs déclarations dans les jours qui viennent" a encore prévenu le Premier ministre, qui a lancé "un appel à la responsabilité".

"Mobilisation de la part de l'ultradroite et de l'ultragauche"

Quant au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, il a invité les "gilets jaunes raisonnables" à ne pas venir manifester dans la capitale.

Le ministère de l'Intérieur fait état d'une "mobilisation de la part de l'ultradroite et de l'ultragauche". De même source, "on constate une vraie radicalisation de certains gilets jaunes, comme on a pu le voir dans les comparutions immédiates depuis lundi mais aussi dans leurs propos. Ils se radicalisent par la violence et politiquement."

Tous les grands syndicats de salariés réunis jeudi

Les "gilets jaunes" ont poursuivi mercredi leurs actions, ciblant toujours des dépôts pétroliers, routes et zones commerciales. Le ministère de l'Intérieur a comptabilisé à 14 heures 6.740 "gilets jaunes" mobilisés à travers la France contre 5.150 mardi. À Beauvau, rapporte l'AFP, on considère que ces "gilets jaunes" toujours sur les blocages ou les barrages "constituent la frange la plus déterminée et la plus mobilisée".  

Fait rare, tous les grands syndicats de salariés nationaux ont décidé de se réunir jeudi. De leurs côté, le syndicat SUD-Rail et la CGT du groupe Lafarge-Holcim ciment ont appelé mercredi à manifester samedi aux côtés des "gilets jaunes" dans toute la France, le syndicat ferroviaire appelant aussi les cheminots à laisser ces derniers voyager "gratuitement" en train.