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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes : "qu'ils aillent brûler l'Elysée, mais qu'ils nous laissent tranquilles" dit un commerçant de Bergerac

jeudi 22 novembre 2018 à 17:12 Par Antoine Balandra, France Bleu Périgord

Alors que les gilets jaunes s'apprêtent ce vendredi à bloquer Périgueux, Thiviers ou encore Bergerac avec cette fois l'aide des agriculteurs, des commerçants de Dordogne commencent à dire tout haut leur ras-le-bol de perdre de l'argent

Blocage du rond point à la cavaille, à Bergerac
Blocage du rond point à la cavaille, à Bergerac © Radio France - Noémie Philippot

Bergerac, France

Septième jour de la mobilisation des gilets jaunes à venir ce vendredi. Avec sans doute beaucoup plus de perturbations... Les agriculteurs seront mobilisés pour bloquer à Marsac, Thiviers, Creysse, et La Bachellerie notamment. 

Les militants de Colère 24 eux promettent d'assiéger Périgueux. Prévoyez donc de circuler difficilement dans Périgueux, ou encore Bergerac... Une journée et un week-end en tout cas redoutée par les commerçants. Et notamment ceux du centre ville de Périgueux.

La plupart disent avoir perdu beaucoup en chiffre d'affaires et redoutent un week-end très difficile. C'est le cas de Delphine, responsable d'une agence de commerce d'or de la rue Taillefer, qui ne mâche pas ses mots.

"C'est une grosse baisse du chiffre d'affaire. Beaucoup de clients m'appellent pour me dire qu'ils ne veulent pas venir et prendre des risques. Le mois dernier, j'ai fait 200 transactions, et là sur la semaine je suis seulement à une vingtaine, au lieu de 40, soit environ -50%" dit-elle

"Après je suis comme tout le monde, j'aimerais moins payer, donc on comprend, mais qu'ils arrêtent de se tromper de cible. On est tous dans le même bain, on paye tous des factures à la fin du mois, qu'ils s'en prennent aux bonnes personnes, pas à nous" continue la commerçante.

Semaine catastrophique à Bergerac pour les commerçants

A Bergerac, dans la zone de la Cavaille, épicentre du blocage et de la contestation des gilets jaunes, l'un des responsables du magasin GIFI ne cache plus sa colère.

"La masse salariale, c'est nous qui la payons et comme nous ne faisons pas notre chiffre, nous allons avoir du mal à la payer".

"C'est nous qui en payons le prix, donc nous on en a marre, je ne vous le cache pas, on a perdu à peu près 3000 clients, c'est énorme" continue-t-il.

Avant de conclure : "qu'ils aillent devant l'Elysée, qu'ils foutent le feu à l'Elysée, qu'ils fassent ce qu'ils veulent, mais pas devant chez nous".

Et face aux blocages des gilets jaunes, la préfecture a déclenché la procédure d'activité partielle pour les entreprises qui peuvent justifier qu'elles ont été contraintes de fermer ou de réduire leur activité.

L’Etat peut en effet autoriser une entreprise à placer ses salariés en activité partielle pour une période et une durée déterminées (la durée est plafonnée à 1000 heures/an/salarié (à 100 heures en cas de travaux)) si cette dernière est en mesure de justifier qu’elle rencontre des difficultés économiques temporaires. Pour cela, l’entreprise dépose une demande d’autorisation de mise en activité partielle sur l’extranet dédié : https://activitepartielle\.emploi\.gouv\.fr