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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Le gouvernement doit rencontrer les gilets jaunes et les syndicats de police ce mardi

lundi 3 décembre 2018 à 17:40 - Mis à jour le lundi 3 décembre 2018 à 19:25 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Après les chefs de partis politiques, l'exécutif doit recevoir des gilets jaunes et les syndicats de police ce mardi pour tenter d'apaiser la crise des gilets jaunes. L'exécutif a promis de nouvelles "mesures" après ces consultations.

Manifestation des gilets jaunes samedi 1er décembre 2018 à Paris
Manifestation des gilets jaunes samedi 1er décembre 2018 à Paris © Maxppp - Yann Bohac

Après avoir reçu une trentaine d'élus (présidents des groupes parlementaires, responsables des partis et forces politiques) à Matignon, le Premier ministre Édouard Philippe doit recevoir ce mardi une délégation de gilets jaunes. Les syndicats de police sont, eux, attendus au ministère de l'Intérieur. Des débats avec tous les partis sont aussi prévus devant l'Assemblée nationale, mercredi, et devant le Sénat, jeudi, a indiqué Matignon ce lundi.

Le gouvernement s'est engagé à annoncer de nouvelles "mesures" après cette grande consultation. En attendant, la mobilisation se poursuit. Des dépôts pétroliers étaient encore bloqués ce lundi et des restrictions d'essence s'appliquent dans plusieurs départements.

Gilets jaunes à Matignon : vers un nouveau fiasco ?

Pour la deuxième fois en une semaine, le Premier ministre Édouard Philippe a accepté de recevoir des gilets jaunes à Matignon ce mardi après-midi.

Une invitation déclinée par plusieurs porte-paroles du mouvement. "Nous n’irons pas puisque les ministres ont défini qu’ils ne changeraient pas leur cap", a affirmé Cédric Guémy (Ile-de-France) lundi sur France Inter. 

Un avis partagé par Benjamin Cauchy, joint par franceinfo ce lundi. "On ira rencontrer [le Premier ministre] quand il sera prêt véritablement à négocier, et non pas seulement à nous faire une leçon de méthodologie" a-t-il expliqué sur l'antenne. "Tous les signataires de la tribune du JDD ont reçu des menaces et intimidations qui ne garantissent pas leur sécurité. Certains gilets jaunes ont fait savoir qu'ils les empêcheraient d'y aller" a-t-il ajouté auprès de l'AFP.

C'est notamment le cas de la Bretonne Jacline Mouraud, qui a expliqué à l'AFP avoir reçu "trop de menaces" après la parution de cette tribune. Une autre de ces signataires, porte-parole des gilets jaunes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Chantal Perrotin a également confirmé qu'elle ne se rendrait pas à Matignon sur franceinfo. "J'ai reçu des menaces implicites sur Facebook, pas des menaces de morts mais quand même", a-t-elle détaillé.

Une tribune signée également par David Tan, qui lui, s'est dit prêt à honorer le rendez-vous à Matignon, malgré les  "menaces" reçues sur les réseaux sociaux et sur son portable. Interrogé sur ses revendications, David Tan a précisé qu'il souhaitait "la suppression de 266 taxes" et le relèvement du "SMIC à 1.500 euros nets". Selon lui, la rencontre est prévue à 16h00.

Les syndicats de police attendus au ministère de l'Intérieur

Dans la matinée, Christophe Castaner recevra les syndicats de police qui ont demandé à rencontrer le chef de l'État après les violences commises lors des manifestations des gilets jaunes samedi à Paris, a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur. La réunion débutera à 09h00, a précisé la place Beauvau. Christophe Castaner et son secrétaire d'État, Laurent Nuñez, doivent ensuite être auditionnés au Sénat (16h15).

Lundi matin, les sept syndicats représentatifs de la police, sans pour l'heure avoir adopté une démarche unitaire, avaient indiqué à l'AFP vouloir exposer à Emmanuel Macron la "gravité de la situation". Alors que des appels à descendre à nouveau dans la rue samedi prochain sont déjà apparus sur Facebook, ils demandent que la stratégie d'ordre public soit adaptée en cas de nouvelle manifestation des gilets jaunes à Paris. 

D'après les informations recueillies par franceinfo, le président de la République et son ministre de l'Intérieur ont affiché leur soutien aux forces de l'ordre en se rendant ce lundi dans une caserne du 20e arrondissement de Paris pour rencontrer et échanger sur les événements du week-end avec des gardiens de la paix, des officiers et des CRS d'unités originaires de province (Joigny, Bordeaux ou Mulhouse notamment) en mission à Paris.

De nouvelles "mesures" à l'issue des consultations 

Le gouvernement s'est engagé à annoncer de nouvelles "mesures" à l'issue de ces consultations. Pour l'heure, Matignon se borne à indiquer que ces "mesures" sont "destinées à permettre le déroulement serein de la concertation décentralisée souhaitée par le président de la République, et à assurer le maintien de l'ordre et le respect de la loi".

Interrogé sur le sujet, Bruno Le Maire a évoqué "moins de dépense publique, moins d'impôts, et le plus vite sera le mieux, parce que nous mesurons à l'aune de cette crise sociale, démocratique, l'impatience de millions de Français".

Les gilets jaunes réclament comme premier geste un moratoire sur la hausse de la taxation des carburants prévue au 1er janvier prochain.