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Économie – Social

Gilets jaunes : un an après, des Berrichons souhaitent "de tout cœur" que le mouvement se poursuive

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Par , France Bleu Berry

Pendant des mois, ils ont protesté contre l’augmentation du coût de la vie et la baisse du pouvoir d’achat. Tout commence un 17 novembre 2018 : des centaines de milliers de gilets jaunes investissent les routes, les péages, ou les ronds-points et bien sûr le Berry n'est pas épargné.

Les gilets jaunes sur les péages - illustration. © Radio France - PASCAL BONNIERE
Les gilets jaunes sur les péages - illustration. © Radio France - PASCAL BONNIERE © Radio France

Châteauroux, France

Il y un an la France découvrait les Gilets Jaunes. Partout dans le pays, des milliers de personnes gagnent les rond-points, occupent les barrières de péages tant en régions qu’en centres-villes. Dans leur viseur ? D'abord la hausse du prix du carburant. Leur signe de ralliement ? Un symbole tout trouvé : le gilet jaune, obligatoire dans tous les véhicules. Samedi après samedi les mobilisations s'enchaînent parfois entachées par des violences policières. Et en parallèle, les revendications évoluent autour de la pression fiscale, du pouvoir d’achat ou de la démocratie. A tel point que, pour calmer le jeu, le chef de l’Etat a, par deux fois, annoncé une série de mesures, chiffrées à 17 milliards d’euros. 

Une révolte inédite

Dans l'Indre, les barrages filtrants fleurissent un peu partout dans le département comme à Cap Sud à Saint Maur, à la sortie de l'A20, ou à La Châtre par exemple. Dans le Cher, on se souvient du barrage filtrant à Sancoins ou de celui de Bourges sur la zone de Saint-Germain du Puy. En direction de la Nièvre, les ponts qui enjambent la Loire sont alors bloqués. De l'acte 1 à l'acte 52 aujourd'hui que reste-t-il du mouvement en Berry ? France Bleu a rencontré des Gilets jaunes de la première heure. 

Dominique ne quitte jamais son gilet jaune ainsi que sa pancarte sur laquelle est écrit deux mots "'Macron démission' et c'est tout !" explique ce retraité qui est en révolte depuis un an : "Tout à fait, depuis le 17 novembre 2018". Ce grand gaillard au crâne rasé occupe alors un rond-point de La Châtre, le carrefour du Lion d’Argent. "Et je n'ai plus bougé" dit-il en se rappelant les bons comme les mauvais moments et "les coups de cafards" parce que, dit-il "des fois il y avait du ras-le-bol et des conflits sur le rond-point mais ce n'est rien, on est là !" s'exclame Dominique comme pour souligner ce qui lui semble être l'essentiel. l'amour sur le rond-point

Trouver l'amour sur le rond-point

Et il n'est pas prêt de partir le berrichon : les fins de mois sont toujours difficiles et, désormais, les amis sont là. "On a eu des liens d'amitiés avec des personnes et puis (il hésite) je crois que je peux le dire... j'ai trouvé ma compagne sur le rond-point." Et des yeux, il désigne "Madame". "Madame" se prénomme Monique : "On est chacun chez soi mais on est ensemble" explique cette petite dame timidement. "On s'est rencontrés quelques mois après le début du mouvement" se souvient cette retraitée. 

Je souhaite de tout cœur que le mouvement continue parce que moi je continuerai jusqu'au bout.

Pour Dominique comme pour Monique, le combat n'est pas terminé. "Je souhaite de tout cœur qu'il continue parce que moi je continuerai jusqu'au bout" explique Monique avec passion. Et à Dominique de poursuivre : "On va se greffer à d'autres mouvements comme pour le 5 décembre prochain (grève reconductible contre la réforme des retraites) et je pense que l'on va parler de nous encore très, très longtemps." Avec sur les épaules toujours un gilet jaune et à la main toujours la même pancarte : "Macron démission."

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