Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Gironde : 500 personnes manifestent devant l'usine Ford de Blanquefort

samedi 24 novembre 2018 à 19:50 Par Camille Huppenoire, France Bleu Gironde

Ce samedi, 500 personnes ont manifesté à Blanquefort, contre la fermeture de l'usine Ford, et pour dénoncer l'attitude du constructeur automobile, jugé coupable d'imposer un calendrier trop serré.

Manif des salariés Ford de Blanquefort à Bordeaux - archives -
Manif des salariés Ford de Blanquefort à Bordeaux - archives - © Radio France - Stéphane Hiscock

Blanquefort, France

Cinq cents personnes ont défilé à Blanquefort ce samedi matin, contre la fermeture de l'usine Ford de la ville, et pour alerter sur la situation de plus en plus critique du site. Le plan de reprise présenté par la société belge Punch, unique potentiel repreneur, n'a pas convaincu le constructeur automobile. Ford a accordé un très court délai, jusqu'à ce dimanche soir, à Punch, pour revoir sa copie. Avant de présenter le plan de reprise au Comité d'entreprise le 28 novembre.

Cette date butoir du 28 novembre provoque l'incompréhension des syndicats et des soutiens des employés de l'usine Ford. Pour Véronique Ferreira, maire (PS) de Blanquefort, le constructeur automobile "s’arque-boute" sur cette date, révélatrice d'un calendrier "très serré." Trop pour que les négociations menées prennent en compte l'intérêt de tous les salariés, poursuit-elle. "Ford veut partir le plus rapidement possible" affirme-t-elle.

Ford veut partir, il faut qu'ils assument !

Vincent Alauze, délégué CGT, n'a aucun doute sur l'objectif de Ford : "fermer l'usine ou alors, si ça devait leur coûter plus cher en passant par une reprise, se déresponsabiliser totalement envers les salariés (...) en refourguant tout le package à Punch...il y aurait un risque." Car si Ford partait en laissant à Punch le soin du plan social, Vincent Alauze craint que les salariés concernés par ce dernier ne reçoivent pas une compensation suffisante. "Ford veut partir, il faut qu'ils assument un minimum ! Il ne faut pas oublier que du pognon ils en ont, ils sont milliardaires."

"Ils ont du pognon, ils sont milliardaires"

Punch s'engage à reprendre 400 des 850 salariés du site de Blanquefort : 300 à 350 partiraient en pré-retraite, 100 à 150 vers l'usine voisine Getrag. Le PSE - le Plan de sauvegarde de l'Emploi - doit s'achever le 18 décembre.