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Économie – Social

Gironde : Ford doit donner ce mercredi son avis définitif sur le plan de reprise de l'usine de Blanquefort

mardi 27 novembre 2018 à 18:45 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde et France Bleu

Lors du comité d'entreprise prévu ce mercredi sur le site de Blanquefort, la direction de Ford va dire si elle accepte ou non la dernière mouture du plan de reprise déposé par le groupe belge Punch, seul candidat sur les rangs. Le gouvernement parle d'une "offre améliorée" et de "progrès notables".

La décision de Ford sur la reprise ou non du site doit tomber dans la journée - illustration -
La décision de Ford sur la reprise ou non du site doit tomber dans la journée - illustration - © Maxppp - Guillaume Bonnaud/ Sud-Ouest

Blanquefort, France

Ce mercredi est une journée cruciale pour l'avenir de l'usine Ford de Blanquefort : le constructeur américain va dire lors du comité d'entreprise programmé sur le site girondin, s'il accepte ou non la nouvelle mouture du plan de reprise du groupe Punch, seul candidat sur les rangs. 

Ce plan a jusque-là été refusé par la direction de Ford, car il n'apportait pas "de garanties suffisantes aux salariés par rapport à son Plan de sauvegarde pour l'Emploi". La question est à présent de savoir si les dirigeants du constructeur automobile américain vont changer d'avis.  

Selon la secrétaire d'État à l'Économie, le groupe belge a sensiblement amélioré son offre. Après la réunion lundi après-midi en préfecture à Bordeaux, Agnès Pannier-Runacher parlait même de progrès notables, et d'un plan soutenu "par la très grande majorité des représentants du personnel".  

Punch serait prêt à investir finalement 125 millions d'euros sur le site girondin. Alors qu'il parlait au départ de garder 400 des 870 salariés, il envisagerait même de réembaucher progressivement pour arriver à 1.100 emplois d'ici 2025.  

Les représentants syndicaux reconnaissent qu'il y a effectivement du mieux sur le business plan, mais pas sur le plan social, avec un gel des salaires, une modulation du temps de travail pendant quatre ans, et trois jours de RTT en moins sur l'année. Pour les délégués du personnel, l'absence de Ford tout au long des négociations reste, quoiqu'il en soit, un signe négatif. 

Le gouvernement joue la montre et fait pression sur la multinationale américaine pour qu'elle reporte encore sa décision. Mais rien ne dit que le géant américain acceptera ce nouveau délai. On ne peut pas dire qu'il se soit montré jusqu'à maintenant très enthousiaste pour céder l'usine de Blanquefort.

Lors de la manifestation samedi lors des prises de parole devant la mairie de Blanquefort  - Maxppp
Lors de la manifestation samedi lors des prises de parole devant la mairie de Blanquefort © Maxppp - Guillaume Bonnaud/ Sud-Ouest

Samedi, 500 personnes, dont de nombreux élus, ont manifesté entre l'usine et la mairie de Blanquefort pour soutenir le plan de reprise du site.