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Économie – Social

Gironde : la fermeture définitive de l'usine Ford désormais envisagée à Blanquefort

jeudi 7 juin 2018 à 12:30 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde et France Bleu

La direction du groupe Ford a annoncé ce jeudi matin, lors d'un CE extraordinaire, son intention de lancer un plan social sur son site de Blanquefort, en Gironde. Si aucun repreneur n'est trouvé d'ici là, le site pourrait fermer dès septembre 2019.

Devant l'uisne Ford de Blanquefort, en mars 2018
Devant l'uisne Ford de Blanquefort, en mars 2018 © Maxppp -

Blanquefort, France

C'est le pire des scénarios qui semble se dessiner pour l'usine Ford de Blanquefort :  lors d'un comité d'entreprise extraordinaire ce jeudi matin, la direction a annoncé son intention de lancer un PSE ( Plan de Sauvegarde de l'Emploi). Les négociations pourraient s'ouvrir dès le 26 juin. Une nouvelle étape après l'annonce en février dernier du désengagement de Ford dans son usine de fabrication de boîtes de vitesse.

Même si , selon le communiqué de la direction de Ford, "la priorité reste la recherche d'un repreneur", cette procédure "d'information-consultation" signifie que l'usine pourrait fermer définitivement dès septembre 2019, qui emploie 900 personnes si aucun repreneur ne se manifeste d'ici là. "Il n'y aura pas de départs contraints d'ici là,", explique la direction.

Mais la nouvelle est difficile à avaler pour les élus et les représentants syndicaux, qui pour certains, avaient les larmes aux yeux en sortant de ce CE.  Les syndicats ne croient pas à une reprise du site, Ford ne donnant pas de gages de bonne volonté selon eux. Pour Thierry Jeans, délégué CGT, "seul Ford sera maître pour juger si tel ou tel projet de reprise est viable, et ils ne donnent pas l'impression de vouloir pérenniser le site".  La société déroule et accelère, à son rythme". Son collègue Gilles Lambersand, lui aussi élu CGT, qui n'a pas pu retenir ses larmes en sortant de la réunion, dénonce ce qu'il appelle "le double langage" de Ford : "ils disent qu'ils cherchent un repreneur, mais dans le même temps, ils lancent ce PSE : quel moyen laissent-ils à cet éventuel repreneur?" 

"Je suis très en colère, on nous a laissés tomber" Thierry Jeans, délégué CGT

Une décision que "regrette vivement" Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances. 

.A ce stade, une reprise de la totalité des salariés apparaît possible, et l’ouverture d’un PSE ne semble donc pas justifiée. - Communiqué de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances. 

Bercy dit faire "de la pérennité du site industriel et du maintien de l'emploi sa priorité absolue."

Les élus locaux - Alain Rousset pour la Région, Jean-Luc Gleyze pour le département, et Alain Rousset pour Bordeaux Métropole -, parlent de leur côté de décision "incompréhensible et inacceptable", d'autant qu'un éventuel repreneur a encore visite le site la semaine dernière. Pour Alain Rousset, "même si les jeux sont faits pour Ford, les jeux ne sont pas faits sur l'activité . C'est une vraie faute industrielle de la part de Ford de nous laisser tomber comme ça, et d'engager un PSE".  

Une décision "incompréhensible et inadmissible pour les salariés comme pour les élus locaux

Un comité de suivi doit se réunir le 13 juin en préfecture. D'autre part, une cinquantaine de salariés de l'usine de Blanquefort ont prévu d'aller manifester le 20 juin à Cologne, en Allemagne, devant le siège européen de Ford.