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Économie – Social

Gironde : le groupe Punch présente son plan de reprise de l'usine Ford de Blanquefort

mardi 23 octobre 2018 à 19:54 Par Pierre-Marie Gros, France Bleu Gironde

Les représentants du groupe belge, candidat à la reprise de l'usine Ford de Blanquefort, ont détaillé pendant deux heures leur "business plan". Représentants de l'Etat, représentants des salariés et élus locaux estiment ce plan sérieux, mais tout dépend maintenant de l'attitude du groupe américain.

Lors de la manifestation dans les rues de Bordeaux, le 22 septembre 2018
Lors de la manifestation dans les rues de Bordeaux, le 22 septembre 2018 © AFP - Medhi Fedouach

Blanquefort, France

Deux représentants du groupe Punch, candidat à la reprise de l'usine Ford de Blanquefort, ont fait face pendant deux heures ce mardi  après-midi en préfecture, à Bordeaux, face aux représentants de l'Etat, aux représentants des salariés et aux élus locaux.  Le repreneur potentiel a exposé le plan de charges qu'il envisageait en cas de cession du site

Le groupe belge, qui a déjà racheté il y a cinq ans à Strasbourg au groupe Général Motors, une autre usine qui fabrique des boîtes à vitesse, a indiqué qu'il pourrait garder 400 des 840 salariés de l'usine girondine. 100 à 150 partiraient vers le site voisin de Getrag, 300 à 350  pourraient bénéficier d'un plan de pré-retraite.   

Didier Lallement, le préfet de Gironde, et Jean-Pierre Floris, le délégué interministériel aux restructurations d'entreprise, qui avaient convoqué cette réunion, ont répété que le projet proposé était "solide et étayé", et que "tous les acteurs présents étaient d'accord sur l'idée de maintenir à tout prix une présence industrielle sur ce site et d'éviter un PSE, un plan social pour l'emploi ". "Mais tout n'est pas réglé, la balle est dans le camp de Ford". Car pour l'instant, le groupe automobile américain continue à dire qu'il préfère fermer le site, plutôt que de faciliter la reprise, ce qui avait d'ailleurs provoqué la colère de Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. 

Je m'adresse à Ford : il y a un projet de reprise solide, financé. Ce serait une véritable trahison si le constructeur quittait la région pour de mauvaises raisons. - Didier Lallement, préfet de Gironde

"Ford nous trahirait s'il quittait la région pour de mauvaises raisons" Didier Lallement, préfet de Gironde

Les syndicats avaient eu une impression mitigée lors d'une précédente rencontre avec les représentants de punch . Ils avaient été un peu refroidi lorsque le repreneur potentiel leur avait parlé d'une baisse de salaires de 20% . Mais sur ce point comme sur les autres,  il y a une marge de négociations, expliquent-ils aujourd'hui. "Ils sont ouverts à des propositions venant des organisations syndicales, précise Jean-Michel Caille, délégué CFE-CGC, de manière à réduire au maximum cette éventuelle porte de salaires. On va ouvrir des discussions". Quant au plan de charges présenté, "il y a des choses solides, d'autres qui méritent d'être approfondies, nous allons nous appuyer sur l'avis de notre expert."

Véronique Ferreira, maire de Blanquefort, parle de son coté, d'"un interlocuteur franc, ce qui nous change, qui nous dit sincèrement : ça , je peux faire, je ne peux pas faire, ou sur ce point, je peux négocier". Leur plan est parfaitement raisonné." Mais elle aussi sait très bien que le groupe Punch n'a pas toutes les cartes en main . "Pour que cette reprise aboutisse, Ford doit prendre ses responsabilités : qu'il investisse au moment de son départ, et en tant que client, ce sont les conditions de la réussite de ce plan." 

Ford doit se demander s'il veut ou non partir la tête haute - Véronique Ferreira, maire de Blanquefort 

"Punch ? quelqu'un avec qui on peut négocier, et travailler"

Philippe Poutou, le délégue CGT, estime également de son côté qu'il faut maintenir la pression sur Ford pour qu'il change d'avis. "Non seulement ils veulent partir, mais ils veulent tout liquider. Et puis il faut une production de transition, sur trois ou quatre ans, il faut donc que Ford accepte de faire produire par Punch un certain temps. Il faut trouver un moyen d'imposer cet investissement à Ford" . 

Ford doit lâcher du pognon - Philippe Poutou 

"Pour que cette reprise aboutisse, il faut que Ford investisse" Philippe Poutou, délégué CGT