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Gironde : le ministre de l'Agriculture accueilli par des vignerons inquiets

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a visité les vignes des Côtes de Bourg ce samedi après-midi. A son arrivée à Teuillac, des vignerons des Jeunes Agriculteurs attendaient le ministre avec impatience, inquiets quant à leur avenir.

Le nouveau ministre de l'agriculture Julien Denormandie a été accueilli cet après midi par des viticulteurs inquiets pour leur avenir. Sur leur banderole est inscrit "Pas de futur".
Le nouveau ministre de l'agriculture Julien Denormandie a été accueilli cet après midi par des viticulteurs inquiets pour leur avenir. Sur leur banderole est inscrit "Pas de futur". © Radio France - Fanny Ohier

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a visité les vignobles du Blayais et du Bourgeais ce samedi après-midi. L'occasion pour le nouveau ministre de couper une grappe de raisins et de montrer son soutien à la filière. A son arrivée à Teuillac, il a été accueilli par des viticulteurs en colère, inquiets pour le devenir de leurs exploitations. 

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Leur banderole est explicite : "No future", pas d'avenir. "On voudrait pouvoir vivre de notre métier !" lance Damien Labiche. "Mais là, on ne voit plus notre avenir." Il est viticulteur à Samonac mais aujourd'hui, il a peur pour son exploitation. "On ne vend pas de vin, on n'arrive plus à payer nos factures, on ne vit pas ! Moi ça fait deux ans que je ne me tire plus de salaire alors que j'ai deux enfants en bas âge. Si ça continue, je vais mettre la clef sous la porte. [...] Aujourd'hui on n'a plus les moyens de vivre." Le viticulteur conclut : "Il va y avoir des drames !"

On voudrait pouvoir vivre de notre métier mais là, on ne voit plus notre avenir ! Aujourd'hui, il va y avoir des drames ! - Damien Labiche, viticulteur à Samonac 

Des inquiétudes auxquelles le ministre tente de répondre. En réaffirmant d'abord qu'il fait du secteur l'une de ses priorités : "Je me battrai corps et âme pour faire en sorte qu'à la fin des fins la rémunération [des viticulteurs] augmente." Mais Julien Denormandie tempère : "Sauf qu'il faut qu'on joue sur tous les tableaux. [....] Il y a un problème de prix, il faut qu'on accepte de mieux payer nos agriculteurs. Alors c'est aussi une formation des consommateurs de faire comprendre qu'un vin d'ici, ce n'est pas la même qualité qu'un vin fait ailleurs. [...] Il faut que nous arrivions à faire comprendre ce qu'est la qualité des produits français." Enfin, il faut "se battre au niveau européen" affirme le ministre contre les "règles du jeux qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde".

Je me battrai corps et âme pour faire en sorte qu'à la fin des fins la rémunération [des viticulteurs] augmente. - Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture 

Interrogé sur le sujet, le ministre évoque également le plan de soutien du gouvernement à la filière dans la crise du coronavirus. 250 millions d'euros annoncés sur la distillation et le stockage. "Pour faire de notre vin du gel hydroalcoolique, c'est horrible !" lui répond un viticulteur. Julien Denormandie précise qu'il "booste le stockage et pas la distillation parce ça me fait mal aux tripes comme vous de faire de la distillation de notre belle production, je préfère qu'on la stocke." Des aides "qui nous ont juste permis d'acheter la corde pour se la mettre autour du cou !" lâche Damien Labiche. 

A la fin de l'échange, David Arnaud l'un des viticulteurs reste un peu sur sa faim. "Il nous a donné des intentions de sa part qui vont dans le bon sens. Les problèmes sont multiples, compliqués. Il va devoir agir sur beaucoup sujets, au niveau européen, au niveau français... Maintenant, on attend les actes !" Les viticulteurs prévoient déjà d'envoyer leurs doléances au ministre qui s'est dit prêt à les étudier. 

Le ministre va devoir agir sur beaucoup sujets, au niveau européen, au niveau français... Il nous a donné ses intentions, maintenant on attend les actes ! - David Arnaud, viticulteur à Teuillac 

A son arrivée dans les vignes de Côte de Bourg, le ministre de l'agriculture a été accueilli par des viticulteurs en colère, inquiets pour le devenir de leurs exploitations.

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