Économie – Social

Gironde : les chauffeurs routiers bloquent le dépôt pétrolier de Bassens

France Bleu Gironde dimanche 15 mars 2015 à 10:33 Mis à jour le lundi 16 mars 2015 à 7:24

Les chauffeurs routiers veulent se faire entendre
Les chauffeurs routiers veulent se faire entendre © Radio France

Depuis 3h du matin ce lundi, une quarantaine de routiers bloquent l'accès au dépôt pétrolier de Bassens. Les syndicats de transports routiers ont lancé un nouvel appel à la grève pour obtenir des hausses de salaires. Ils veulent obliger le patronat à prendre les négociations.

Les syndicats du transport routier ont lancé dimanche soir une grève reconductible pour pousser le patronat à revenir à la table des négociations salariales. Comme lors du mouvement mené fin janvier, les chauffeurs devraient cibler les zones d'activité et de distribution, sans vouloir pour autant "bloquer" le pays. 

Contrairement au mois dernier, cette fois les routiers ont décidé d'empêcher toutes entrées et sorties de camions du dépôt pétrolier de Bassens . Ils en bloquent l'accès depuis ce lundi 3h du matin, ils sont une quarantaine.

"Notre objectif n'est pas de créer une pénurie d'essence en Gironde, mais de convaincre le gouvernement et le patronat d'augmenter nos salaires. On bloquera le dépôt pétrolier de Bassens nuit et jour jusqu'à ce que le patronat revienne à la table de la négociation, cela peut durer plusieurs jours". — Olivier Morlon responsable régional de la CFDT transport en Aquitaine

Les routiers continuent à réclamer une hausse de leurs salaires, et pour celà, leurs syndicats ont formulé de nouvelles "contre-propositions". ils ont légèrement revu leurs propositions à la baisse, et renoncent désormais au plafond minimum de 10 euros de l'heure. Sur ces nouvelles bases,  ils invitent les organisations patronales à reprendre les discussions interrompues depuis le 9 février. Pour l'instant, seul l'OTRE se dit prêt à accepter cette main tendue.

"Nous avons besoin d'une vraie reconsidération des taux horaires des salariés. Notre dernière grille conventionnelle a été négociée en 2012 avec le patronat, et dans notre région, il y a aujourd'hui des chauffeurs qui sont payés 8 centimes en dessous du taux horaire du SMIC. Seuls ceux qui partent à la semaine sont payés légèrement plus. Vous comprenez que ce n'est pas possible de continuer comme çà." — Olivier Morlon, secrétaire régional de la CFDT Transports.

Cette fois, la CFDT, syndicat majoritaire chez les chauffeurs routiers, est officiellement associée au mouvement. Il y a quelques semaines en Gironde, les manifestants avaient durant plusieurs nuits bloqué des entreprises de transports à Bruges ou à Cestas. 

"On bloquera le dépôt pétrolier de Bassens jusqu'à ce que le patronat renégocie"