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Économie – Social

Gironde : les syndicats ne sont pas convaincus par le plan de reprise de l'usine Ford de Blanquefort

lundi 26 novembre 2018 à 20:47 Par Camille Huppenoire, France Bleu Gironde et France Bleu

Le plan de reprise de l'usine Ford Blanquefort, longuement discuté lors du Comité de suivi en présence de la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher, ne satisfait pas les représentants syndicaux. Pour eux, le repreneur Punch profite du calendrier serré pour rogner sur les acquis des salariés.

Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, rencontre les représentants syndicaux de Ford Blanquefort.
Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances, rencontre les représentants syndicaux de Ford Blanquefort. © Radio France - Camille Huppenoire

Bordeaux, France

L'ultime Comité de suivi de Ford Blanquefort a réuni ce lundi, à la préfecture, les élus locaux, les représentants syndicats et la secrétaire d’État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Agnès Pannier-Runacher s'est montrée assez satisfaite du dernier plan de reprise présenté par le groupe belge Punch. Ce dernier avait dû revoir sa copie, sur demande de Ford. "Tout le monde convient que l'offre remise par Punch est améliorée par rapport à la dernière fois, a déclaré Agnès Pannier-Runacher. De ce point de vue, beaucoup de travail a été accompli."

D'une absurdité incroyable.

Pas assez selon les représentants syndicaux, qui s'inquiètent de voir Punch poser des conditions qui rogneraient sur les acquis sociaux des salariés. "Punch veut profiter d'une situation qui est compliquée pour nous, pour faire des affaires supplémentaires et grignoter sur nos salaires" estime Philippe Poutou (CGT), qui rappelle que le gel des salaires pendant trois ans a été accepté par les salariés, mais qu'ils refusent la condition des RTT en moins, qui aurait une incidence directe sur leurs salaires, "qui sont très très modestes, poursuit Philippe Poutou. On en est là, et on trouve ça d'une absurdité incroyable."

Philippe Poutou : "On est sous pression"

Même si la fatigue se fait sentir, confie Philippe Poutou, les représentants syndicaux ne vont pas baisser les bras, et vont négocier au moins jusqu'à la prise de décision de Ford. Ce mercredi, le constructeur automobile décidera ou d'accepter le plan de reprise, ou de fermer l'usine. Agnès Pannier-Runacher déclare qu'elle serait surprise de voir Ford refuser l'offre. Elle promet que le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire mettra tout en oeuvre pour que la reprise se fasse, en prenant contact "aux niveaux les plus élevés de Ford."

Agnès Pannier-Runacher : "On a bon espoir d'aboutir"