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Gironde : résignation et colère chez les salariés de Ford Blanquefort

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Depuis l'annonce de la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort, de nombreux salariés évoquent une "trahison" du constructeur automobile. En colère, ils se résignent à attendre les détails du plan social. Sauf quelques-uns, qui ont bien l'intention d'obliger Ford à revenir sur sa décision.

L'usine Ford de Blanquefort.
L'usine Ford de Blanquefort. © Radio France - Camille Huppenoire

Depuis l'annonce, par le constructeur automobile Ford, de la fermeture de son site de Blanquefort, les salariés ne décolèrent pas. A l'instar de nombreux élus, ils dénoncent l'attitude du groupe américain, qui a refusé l'offre du seul repreneur en lice, Punch, en raison "des risques significatifs" que présenterait le plan de reprise. Ce lundi, les salariés sont venus travailler le visage fermé. Beaucoup sont résignés et attendent désormais les détails du plan social. 

Une fin tragique.

Secrétaire du syndicat Force Ouvrière de l'usine Ford de Blanquefort, Eric Troyas ne cache pas son amertume. "On a affaire à des voyous" déclare-t-il, dénonçant l'attitude de la direction de Ford, qui n'est pas venue en personne annoncer la fermeture de l'usine. Pour Eric, qui travaille depuis plus de 30 ans chez Ford, "c'est une fin qui est tragique (...) il faut savoir que Ford, leur méthode, c'est de tout raser. Il ne restera plus rien, plus de traces. C'est ça qui fait mal.

Eric Troyas - "C'est une catastrophe"

Un peu ému, Eric, qui pourra bénéficier d'une pré-retraite en cas de plan social, ne s'en réjouit pas, car il "pense aux copains qui vont rester (...) on va faire des malheureux." Des salariés comme Jean-Christophe, encore loin de la retraite. Inquiet pour son avenir, il est aussi ému de la fermeture de l'usine, où il travaille depuis ses 17 ans. "Je n'ai connu que ça (...) je me sens un peu trahi."

Un très mince espoir que Ford revienne sur sa décision

Alors que le comité d'entreprise se réunit ce lundi et ce mardi, certains veulent profiter de ces ultimes réunions pour tenter de renverser la situation. Le délégué CGT Philippe Poutou veut encore se battre.  "Ford n'a pas agi sérieusement" dénonce-t-il. Il espère "trouver une brèche qui fait qu'à un moment donné, Ford lâchera prise."

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