Économie – Social

Gisement de sable coquiller à Lannion : autorisé mais soumis à de fortes contraintes

Par Benjamin Bourgine, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel mardi 14 avril 2015 à 15:11

Manif Baie de Lannion
Manif Baie de Lannion © MaxPPP

Le dossier est un vrai feuilleton depuis 5 ans, et le ministre de l'Economie Emmanuel Macron y a peut-être mis un terme aujourd'hui. Provisoirement au moins : l'extraction de sable coquiller sur le gisement de la baie de Lannion est autorisé, à hauteur de 50.000M3 par an. Autorisation renouvelable tous les ans.

C'est un "oui, mais". Emmanuel Macron devait trancher ce mardi, dans l'embarassant dossier de l'extraction de sable coquiller en baie de Lannion. Il l'a fait, et va donc délivrer une autorisation pour la Compagnie Armoricaine de Navigation, mais une autorisation qui s'accompagne de nombreuses contraintes. 

Des garanties, mais une autorisation quand même

Juste après la réunion, le militant breton Alain Bidal, de l'association Peuples des Dunes en Trégor réagit et trouve qu'il ya des choses intéressantes dans la position du Ministre. "Il a pris en compte l'opposition des élus locaux et la défiance de la population locale. Mais il dit aussi à l'extracteur : je vous donne cette autorisation, mais je vous demande aussi de faire des études, plus au large. Là je vous autorise pendant un an à extraire 50.000M3, mais votre extraction est renouvelable tous les ans, et soumise à un comité de suivi qui sera mis en place."

 

Sable en Baie de Lannion - Aucun(e)
Sable en Baie de Lannion - Jacques Le Lay

Peuple des dunes - BIDAL

Autre avancée : "l'état initial" sera bien réalisé

C'était une autre demande des défenseurs de l'environnement. Ils voulaient absolument une étude scientifique complète : "l'état initial" de la Baie de Lannion, avant le début de l'extraction. Histoire de pouvoir mesurer les changements après l'extraction de milliers de tonnes de sable coquillier du fond de la Baie. Elle sera bien réalisée et c'est une précaution pour la légitimité du dossier et l'étude d'impact. Sans cela, les défenseurs de l'environnement aurait pu aisément contester le dossier.