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Dossier : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

GM&S: attente, interrogations et angoisses à quelques heures de la décision du tribunal de commerce

La Souterraine, France

Selon la CGT, les négociations doivent reprendre ce jeudi à 17h30 avec le ministère de l'Économie. L'enjeu de cette rencontre, c'est de convaincre le repreneur potentiel, le groupe GMD, de déposer une offre ferme et d'obtenir une prime conséquente pour les personnes qui seront licenciées.

Les constructeurs promettent 9 millions d'euros pour moderniser l'usine, mais pas d'augmentation des commandes
Les constructeurs promettent 9 millions d'euros pour moderniser l'usine, mais pas d'augmentation des commandes © Radio France - Olivier Estran

L'usine GM et S de La Souterraine va-t-elle être placée ce vendredi matin en liquidation judiciaire ? Le scénario est probable, alors que GMD, repreneur potentiel, n'a pas encore déposé d'offre de reprise ferme au tribunal de commerce de Poitiers ce jeudi. Le tribunal doit se prononcer ce vendredi sur l'avenir du site creusois et de ses 277 salariés. Selon la CGT, les négociations avec Bercy doivent reprendre ce jeudi à 17h30, elles durent depuis ce mardi et les salariés ne comptent pas réduire la pression. Ils veulent aussi des garanties pour les personnes qui seront licenciées en cas de reprise puisque le groupe GMD ne prévoit de maintenir que 110 à 120 emplois sur le site.

De son côté, le ministère de l'Économie se veut rassurant, dans un communiqué envoyé aux médias il précise que le groupe GMD aurait bien confirmé son intention de déposer une offre de reprise. D'autres part les deux constructeurs automobiles français Renault et PSA se sont engagés à investir neuf millions d'euros pour moderniser l'usine.

L'Etat veut croire à une reprise partielle du site
L'Etat veut croire à une reprise partielle du site - Ministère de l'Economie

On ne demande pas de l'investissement, mais des commandes, du chiffre d'affaires !" - Yannick Augras, délégué CGT

Selon les derniers éléments, PSA s'engagerait à passer 36 millions d'euros de commandes sur trois ans, soit 12 millions d'euros par an. Mais pour les salariés de l’équipementier automobile, on est encore loin des 40 millions d'euros de chiffre d'affaires annuels qui sont nécessaires pour maintenir les 277 emplois sur le site. Au bout du compte, ni le discours de Bercy , ni celui des constructeurs ne rassurent les salariés :

Pourquoi salariés et syndicats ne sont pas rassurés

L'usine a déjà connu 6 plans sociaux avec pertes d'effectifs
L'usine a déjà connu 6 plans sociaux avec pertes d'effectifs © Radio France - Olivier Estran

Quels scénarios possibles ?

Ce vendredi matin, le tribunal de commerce de Poitiers peut prononcer une poursuite de la période d'observation, mais ce serait très surprenant en l'absence de dossier de reprise. Le plus probable serait "une mise en liquidation avec poursuite de la période d'activité" , le temps de laisser à GMD, repreneur potentiel, de finaliser son dossier.

Le "scénario catastrophe" selon Jean-Louis Borie, avocat du Comité d'entreprise, serait "une liquidation sèche" qui signerait l'arrêt de toute activité et le licenciement des salariés. La décision du tribunal de commerce de Poitiers devrait être connue ce vendredi matin à partir de 8h30.

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