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Économie – Social
Dossier : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

GM&S : les premières lettres de licenciement sont arrivées

Après dix mois de lutte, les premières lettres de licenciements sont arrivées ce mardi matin dans les boites aux lettres des salariés de GM&S en Creuse. L'annonce est difficile mais certains continuent le combat.

Les premières lettres de licenciement sont arrivées pour les salariés de GM&S
Les premières lettres de licenciement sont arrivées pour les salariés de GM&S © Radio France - Hugo Charpentier

La Souterraine, France

Après dix mois de lutte pour sauver l'usine de La Souterraine, les premières lettres de licenciements sont arrivées ce mardi matin dans les boites aux lettres de plusieurs dizaines salariés de GM&S. C'est la concrétisation du Plan de sauvegarde de l'emploi. En tout 157 des 277 employés vont être licenciés, à l'issue de la reprise par le groupe GMD. Ils avaient beau s'y attendre, ce couperet est un moment douloureux pour les salariés.

Le couperet

Ce mardi matin, dans le grand atelier de tôlerie où les salariés ont pris l'habitude de se réunir en assemblée générale, Vincent Labrousse, délégué CGT, prend la parole au milieu de ses collègues : "On aimerait savoir combien de salariés ont reçu leur lettre de licenciement ?" Dans l'assistance, une vingtaine de mains se lèvent, timidement mais avec fatalité. Bernard fait partie de ceux qui ont le bras levé. Salarié ici depuis trente-six ans et chef d'équipe dans le secteur presse de l'usine, Bernard a du mal à réaliser : "Je vais réaliser le jour où je ne mettrai plus les pieds à l'usine. Ça fait mal, on n'efface pas 36 ans comme ça."

L'angoisse

Pour tous les autres, c'est encore l'incertitude : aujourd'hui, demain, ou en fin de semaine, les lettres de licenciement vont continuer à arriver. Gilles, du service assemblage, redoute ce moment : "C'est l'angoisse. Moi, je pourrais rentrer chez moi pour voir si c'est arrivé dans ma boite aux lettres. Mais je n'ai pas le courage de le faire pour l'instant". En attendant, le renoncement, la division entre salariés, ou encore l'isolement sont autant de motifs d’inquiétude pour Yann Augras, délégué CGT, qui a tenté de remobiliser ses collègues : "Il faut que vous reveniez à l'usine parce que les actions c'est là qu'elles vont être décidées".

"Tous ceux qui ont reçu une lettre ne doivent pas rester chez eux ! Il est hors de questions que les gens s'en aillent ou qu'on en retrouve au bout d'une corde..." - Yann Augras, délégué CGT

Yann Augras, délégué CGT

Les salariés n'ont pas voulu rester inactifs ce mardi, ils se sont rendus en mairie de La Souterraine pour demander le soutien du maire, ils ont convaincu le préfet de les rejoindre pour un long échange.

Un engagement sans faille des salariés de GM&S qui ne plait pas au repreneur GMD. Son PDG, Alain Martineau a fait savoir ce mardi après-midi qu'en cas de non reprise de l'activité, il demanderait l'annulation du jugement du tribunal de commerce de Poitiers.

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