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Économie – Social DOSSIER : Le combat des salariés de GM&S Industry pour sauver leurs emplois en Creuse

GM&S : les salariés "écoutés, mais pas forcément entendus" par les députés de la majorité présidentielle

jeudi 24 août 2017 à 16:19 Par Marc Bertrand, France Bleu Creuse et France Bleu

A la sortie d'une rencontre en préfecture de Creuse, les députés LREM d'Indre, de Haute-Vienne et de Creuse ont réaffirmé que l'offre de reprise à 120 salariés était la seule solution pour l'usine GM&S de La Souterraine. Le député de Creuse va demander à rencontrer le repreneur potentiel.

Les salariés de GM&S, comme ici Yann Augras, ont fait du bruit devant la préfecture pendant les deux heures de réunion.
Les salariés de GM&S, comme ici Yann Augras, ont fait du bruit devant la préfecture pendant les deux heures de réunion. © Radio France - Marc Bertrand

Guéret, France

"Evidemment qu'on aurait préféré plus de reprises d'emploi", a déclaré Jean-Baptiste Moreau, député de la majorité présidentielle (LREM) de Creuse, à la sortie d'une réunion de deux heures en préfecture avec les délégués syndicaux de l'usine GM et S de La Souterraine ce jeudi. Il était accompagné de François Jolivet, député de l'Indre, et de Sophie Beaudouin-Hubière, députée de Haute-Vienne. Mais le parlementaire fait confiance au repeneur potentiel GMD.

Avec GMD on a affaire à un industriel sérieux, il a estimé qu'il avait besoin de 120 salariés, nous, députés En Marche!, on ne va pas se substituer à un projet industriel !" - Jean-Baptiste Moreau, député LREM

"120 salariés avec 25 millions d'euros de chiffre d'affaires, l'usine ne pourra pas fonctionner", a répondu Vincent Labrousse, délégué CGT, à la sortie de la réunion. "Ils nous ont écoutés, mais je ne sais pas s'ils nous ont entendus. On essaie de leur faire comprendre, mais ils restent sur le dogme que sous prétexte que c'est les syndicats qui le disent, c'est que c'est faussé", a ajouté son homologue Jean-Marc Ducourtioux. Pour lui, l'usine ne peut tourner qu'avec 180 salariés, au minimum.

Ce qu'on a essayé de faire comprendre aux élus c'est qu'à 120 salariés, l'entreprise ne pourra pas repartir." - Jean-Marc Ducourtioux

Jean-Marc Ducourtioux a ajouté : "Si monsieur Martineau a mis 120, c'est que les constructeurs lui ont dit de mettre 120 ! Nous ce qu'on veut c'est que le gouvernement rencontre les constructeurs et remonte ce curseur !"

"Je vais demander à rencontrer Alain Martineau très prochainement" - Jean-Baptiste Moreau

Jean-Baptiste Moreau, lui, semble déjà dans l'après-reprise, à 120 salariés. Il va demander à rencontrer Alain Martineau, le patron du repreneur potentiel : "On va voir comment GMD compte monter en charge, l'Etat est prêt à prendre en charge le chômage partiel d'un certain nombre de salariés le temps de la montée en charge des commandes des constructeurs pour le site".

Les salariés, eux, considèrent que cette rencontre ne pourra pas faire avancer leur combat. Dans leur viseur, il y a les donneurs d'ordre, PSA et Renault. Ce sont eux qui passent commande à GM et S... et à GMD ! Donc ce sont les seuls qui selon eux peuvent faire augmenter le nombre d'emplois maintenus.

Lundi, une nouvelle assemblée générale aura lieu dans l'usine avec l'ensemble des salariés. Ils vont décider collectivement d'une nouvelle action au niveau national, sans doute en occupant un site de l'un des deux constructeurs automobiles.