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Économie - Social

Grâce à cet auxiliaire de nuit, ils peuvent fêter le nouvel an comme tout le monde

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Par , France Bleu Béarn

Le service de garde itinérante de nuit, proposé par l'association Aide et intervention à domicile Béarn et Soule n'est plus mais cet ex-salarié, auxiliaire de vie, a décidé de continuer son activité pour permettre aux personnes âgées ou en situation de handicap d'avoir un quotidien normal.

Pascal Larcade décale son horaire de passage pour que Julie Durdilly puisse fêter le réveillon comme il se doit.
Pascal Larcade décale son horaire de passage pour que Julie Durdilly puisse fêter le réveillon comme il se doit. © Radio France - Manon Claverie

Pau, France

"Ce soir ce sera jeux de société, champagne et foie gras avec les amis !" Dans son salon, Julie Durdilly se réjouit de pouvoir fêter le Nouvel An comme elle en a l'habitude. Adepte des soirées déguisées, elle a accueilli avec crainte la nouvelle de la fermeture du service palois de garde de nuit itinérante fin novembre. Proposé depuis 2014 par l'association AIDBS (aide et intervention à domicile Béarn et Soule), financée par le Conseil départemental, il a cessé pour cause de déficit. 

Les cinq auxiliaires de vie de l'association proposaient, de 19h30 à 7h30, une aide dont bénéficiaient vingt-six personnes âgées ou en situation de handicap pour se coucher, se soigner, se retourner ou se lever la nuit.

Le passage des auxiliaires de nuit était primordial, ne serait-ce que pour aller aux toilettes ou me réinstaller sur mon lit. 

"Le dernier passage des auxiliaires de jour est à 18h15. Elles reviennent ensuite me lever entre 9h et 10h du matin. Cela fait une très grande amplitude horaire. Le passage des auxiliaires de nuit était primordial, ne serait-ce que pour aller aux toilettes ou me réinstaller sur mon lit", explique la jeune femme de 36 ans. Ce service me permettait d'avoir une vie sociale, une vie amoureuse, de sortir ou d'aller au cinéma et de me coucher tard". 

L'auxiliaire de vie continue sa mission seul

Pascal Larcade était un des cinq salariés de l'association. Très attaché à son métier "profondément humain", il a décidé de reprendre sa mission seul, employé directement par les bénéficiaires qu'il aidait, dès la fin novembre. "Cela a été très compliqué, eux comme moi avons eu énormément de démarches à faire", soupire-t-il. Mais grâce à un accord avec la MDPH et un plan de financement du Conseil départemental, le service ne coûte rien aux bénéficiaires et lui rapporte un salaire équivalent au précédent. 

S'adapter au rythme de vie des personnes

Seulement tout le monde n'en bénéficie pas. "J'aide actuellement douze personnes [sur vingt-six auparavant]. Les autres ont dû trouver des solutions alternatives : certains sont partis en maison de retraite, d'autres ont été pris en charge par les familles..."

Ce qui compte, c'est de s'adapter au rythme de vie des personnes pour que leur quotidien ne soit pas dicté par les horaires de passage des auxiliaires. Le soir du réveillon du Nouvel An, Pascal Lagarde passe donc chez Julie Durdilly vers 2 heures du matin au lieu de 23 h 30. 

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