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Grand débat : et si on baissait le taux de TVA pour les produits de première nécessité ?

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C'est un thème très présent dans le grand débat : la justice fiscale. C'est une revendication des gilets jaunes, reprise par de nombreux contributeurs : baisser la TVA sur les produits de première nécessité.

exposition l'Industrie magnifique à Strasbourg en mai 2018
exposition l'Industrie magnifique à Strasbourg en mai 2018 © Radio France - Corinne Fugler

Cette revendication des gilets jaunes est particulièrement populaire : baisser la TVA sur les produits de première nécessité.  

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Les produits alimentaires, les produits d'hygiène, comme les tampons ou les préservatifs (mais pas le papier-toilette qui bénéficie d'une TVA à 20%...!), sont en général taxés à 5,5%, avec quelques exceptions, comme le chocolat au lait ou les sodas. Les vêtements sont taxés à 20%. Les livres bénéficient d'un taux de TVA réduit. Les médicaments remboursables par la sécurité sociale sont taxés à 2,1%.

Cinq euros de reste à vivre par jour

Les associations caritatives qui épaulent les plus démunis sont favorables à cette baisse. Cette réduction pourrait permettre à leurs bénéficiaires de faire des économies d'échelle, très utiles quand on doit vivre avec peu. Le Secours Populaire , notamment, qui anime à Strasbourg un libre service alimentaire et soutient 11.000 personnes, en tout, dans le département. Le panier est facturé un euro par personne. 

Camille Vega, responsable bas-rhinois de l'association, a constaté que de nombreux bénéficiaires ont dû mal à dégager plus de 150 euros une fois toutes leurs charges payées, soit 5 euros par jour : "pour la classe moyenne, c'est sûr que cette baisse ne va pas représenter un gain de pouvoir d'achat énorme, mais quand vous êtes à moins de cinq euros par jour pour pouvoir vivre, vous vêtir, vous déplacer, vous nourrir etc..., si vous pouvez gagner quelques euros sur ces produits de première nécessité, c'est quand même un grand bénéfice!"

Ne pas sacrifier le chauffage

Parmi ces produits indispensables, on compte également l'énergie. La consommation d'électricité, de gaz ou de fioul domestique, pour les chaudières, est taxée à 20% (5,5% pour les seuls abonnements). Baisser ce taux de TVA permettrait aux ménages défavorisés de faire des économies supplémentaires.  Et pourtant, pour réduire la facture énergétique, il vaut mieux améliorer l'isolation de son logement ou adopter une installation moins gourmande, rappelle Florent Rougier, conseiller info-énergie à la Chambre de consommation d'Alsace : "le kilowatt-heure le moins cher, c'est celui qu'on ne dépense pas!". 

L'Alsace est particulièrement touchée par la précarité énergétique car son parc immobilier est en mauvais état, selon l'Insee . En Alsace, un ménage sur quatre rencontre des difficultés pour payer son chauffage, toujours selon l'INSEE, soit 28% en 2015. 212.000 ménages étaient concernés, soit 7 points de plus que la moyenne française. Pour se chauffer, un foyer alsacien dépense 1.650 euros en moyenne chaque hiver.

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