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Économie – Social

Grand Est : un partenariat entre l'Etat et le BTP pour lutter contre le travail illégal et la fraude au détachement

jeudi 3 mai 2018 à 16:17 Par Aude Raso, France Bleu Alsace, France Bleu Champagne-Ardenne, France Bleu Elsass, France Bleu Lorraine Nord et France Bleu Sud Lorraine

Le préfet du Grand Est a signé jeudi à Strasbourg une convention avec le secteur du bâtiment et des travaux publics. Objectif : pousser les entreprises à signaler le travail illégal et la fraude aux travailleurs détachés.

Ouvrier sur un chantier (photo d'illustration)
Ouvrier sur un chantier (photo d'illustration) © Maxppp -

Strasbourg, France

Avec 16.000 salariés en 2017, la région Grand Est est la première région d'accueil des travailleurs détachés dans le secteur du BTP. Le Bas-Rhin est concerné au premier chef, suivi de près par la Moselle. Le Haut-Rhin vient compléter le podium. Cette situation fait de la région un territoire particulièrement exposé à la fraude et au travail illégal, contre lesquels une convention de partenariat a été signée jeudi 3 mai à Strasbourg entre la préfecture du Grand Est et les acteurs du BTP.

Signalement et prévention

Premier objectif : le signalement. Les entreprises sont invitées à dénoncer les situations illégales qu'elles constatent sur le terrain. "Les contrôles diligentés après signalement tombent presque toujours sur des problèmes", souligne Jean-Luc Marc, le préfet du Grand Est. 

"Si vous contrôlez un travailleur, il est très compliqué de savoir s'il en est à sa cinquantième heure de travail ou sa vingtième. Mais c'est possible de le savoir, s'il y a un signalement d'une autre entreprise sur le chantier", explique Jean-Marc Schaffner, le président de la Fédération française du bâtiment dans le Grand Est et entrepreneur à Duppigheim (Bas-Rhin).

Deuxième objectif : faire de la prévention, en informant les entreprises du BTP sur ce qu'elles risquent en ayant recours à la fraude au détachement ou au travail illégal. "Le risque, si les pénalités sont fortes, c'est de voir l'entreprise mettre la clé sous la porte, car elle ne peut pas les assumer", souligne Patrice Haltebourg, président de la Fédération des travaux publics dans le Grand Est. En 2017, dans le région, près de 2 millions d'euros d'amende administratives ont été notifiées à des entreprises étrangères et des maîtres d'ouvrage.

La convention signée jeudi ne résout pas tout. Les entreprises du BTP appellent notamment l'État à s'attaquer au problème du manque de main d'œuvre, toujours très pesant malgré la reprise économique, et qui pousse le secteur à se tourner vers les travailleurs étrangers.