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Grand Reims : les salariés de Trëma en grève pour dénoncer la gestion de leur entreprise

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Une trentaine de salariés de Trëma, service de transport des personnes handicapés du Grand Reims, ont décrété la grève. Ils dénoncent la gestion de l'entreprise, la dégradation de leurs conditions de travail et du service apporté aux usagers.

Les salariés étaient réunis devant le siège de la société à Tinqueux.
Les salariés étaient réunis devant le siège de la société à Tinqueux. © Radio France - William Gay Costa

Près de 80% des salariés de Tréma, qui transportent des personnes en situation de handicap dans le Grand Reims, étaient en grève ce mardi. En cause selon eux : la gestion du prestataire Lucky Star, en charge depuis janvier 2019, choisi lors d'un appel d'offre et financé par la communauté urbaine. Ils sont une trentaine à s'être réunis hier sur un piquet de grève devant le siège, et tous déplorent que le service pour les personnes handicapés en pâtisse.

Depuis maintenant de nombreuses années, Flore se déplace grâce à Trëma. La jeune femme en fauteuil roulant remarque que sa prise en charge se dégrade. Pour autant, Flore affirme que ce n'est pas de la faute des chauffeurs. Elle est venue en taxi les soutenir sur le piquet de grève : "Ils ne peuvent plus faire leur travail correctement donc pour moi, il était important de venir les soutenir parce que c'est grâce à eux que l'on peut se déplacer toute la journée".

On est là pour traiter de l'humain, on est pas en train de livrer des colis

"Beaucoup se sont résignés à supporter leur condition de transport, déplore Sophie, une conductrice de Trëma qui rencontre beaucoup de passagers qui comme Flore se plaignent de la dégradation du service.  Au cas où ils auraient un transport urgent, ils ne peuvent pas. Il faut qu'il le prévoit plusieurs jours à l'avance, explique-t-elle. On est là pour traiter de l'humain, on est pas en train de livrer des colis". 

Selon Frédéric Michel, le délégué syndical CGT de Trëma, la situation se détériore parce que le prestataire Lucky Star chercherait à réduire les coût d'exploitation pour rembourser ses dettes accumulées.  "Le Grand Reims met un budget pour apporter un service de qualité aux usagers et des conditions de travail convenables aux salariés du Grand Reims. Cet argent doit servir à ça, et pas être utilisé au détriment du service et des conditions de travail", affirme le représentant syndical. Il dénonce l'absence totale de moyens : "Quand on a besoin de matériel, on va en acheter chez Aldi ou Action. (...) Ce n'est plus possible de vivre comme ça. Pour l'instant, le service continue de tourner. Il y a une qualité qui se maintient parce qu'il y a beaucoup d'anciens qui essayent de faire comme avant avec moins". 

Dans un communiqué, la direction de Lucky Star affirme de son côté qu'elle propose une revalorisation de 4% de la masse salariale et assure qu'un service minimum sera assuré pendant le mouvement de grève.

Les salariés en appellent également aux élus de l'agglomération, pour "qu'ils ouvrent les yeux sur la situation". La présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin doit recevoir une délégation jeudi 29 avril pour en discuter. Le mouvement a été reconduit pour la journée de mercredi.

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