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Grandpuits : quatre semaines de grève pour préserver l'emploi

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Depuis quatre semaines, les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) dénoncent des suppressions d'emplois et une nouvelle organisation de l'usine qui compromet leur sécurité. La direction assure que tout est fait pour les accompagner dans la transition.

Les grévistes de la raffinerie se relaient sur le piquet de grève depuis 20 jours.
Les grévistes de la raffinerie se relaient sur le piquet de grève depuis 20 jours. © Radio France - Sarah Calamand

Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) ont voté un blocus du site et se sont donné rendez-vous mardi matin au siège du groupe à La Défense pour demander à la direction d'abandonner le Plan de sauvegarde de l'emploi. 

Pas de licenciement, pas de mutation forcée

Le site de la raffinerie deviendra en 2024 une usine de biocarburants et de bioplastiques. La direction garantit le maintien de 250 postes sur les 400 du site de Grandpuits. Pour les 150 restants, "des départs à la retraite anticipés, la possibilité de mutations vers d'autres sites Total, mais aucune mobilité forcée", précise Jean-Marc Durand, directeur de la raffinerie de Grandpuits. Les ouvriers, comme Florian, opérateur, s'inquiètent de ces mutations : "Si on n'a pas de poste à Grandpuits, on va être obligé de partir, et ça concerne aussi ma famille, ma femme, mes enfants, qui vont devoir se déplacer". Des mesures sociales d'accompagnement doivent être mises en place pour former ceux qui ne rentreraient pas dans l'un ou l'autre des cas, ou les "aider à donner vie à un projet personnel", assure la direction. 

Une partie des sous-traitants préservés

Pour les syndicats, près de 700 emplois seraient menacés par cette restructuration : les salariés de Total, et 500 sous-traitants. "Avec 150 postes supprimés chez Total, ça fera une cascade chez eux aussi, et des contrats qui ne seront pas renouvelés.", alerte le délégué CGT de Grandpuits, Adrien Cornet. "Les nouvelles activités du site demandent des procédés similaires à l'activité de raffinerie", rassure Jean-Marc Durand. Le directeur ne compte que 310 employés d'entreprises partenaires, et indique que 200 équivalents temps plein seront conservés dans la nouvelle organisation

Des conditions de travail compromises

"Le ratio hommes-postes passera à sept alors qu'aujourd'hui nous sommes à huit", s'inquiète Adrien Cornet. Pour les grévistes, la nouvelle organisation va manquer de bras, et la sécurité des salariés sera mise à mal, tout comme leur bien-être au travail, puisqu'il sera plus compliqué de prendre des congés. Total précise que l'organisation est calquée sur celle, déjà en place, d'autres sites restructurés et à l'étranger, et défend un projet "responsable", avec 500 millions d'euros d'investissement, qui devrait créer "1.000 emplois pendant les trois années de construction des nouvelles unités"

Le 9 février prochain, syndicats et direction doivent se rencontrer lors d'un CSE pour échanger sur le projet qui va transformer le site de Grandpuits. 

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