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Grèce : un accord trouvé entre Athènes et l'Eurogroupe

- Mis à jour le -
Par France Bleu

Après 17 heures de tractations, les négociations entre la Grèce et le reste des pays de la zone Euro ont donné lieu à un accord unanime, ce lundi matin à Bruxelles, a annoncé le président du conseil européen. En France, le parlement votera mercredi pour valider ou non cet accord. En Grèce, les banques restent fermées, probablement jusqu'à mercredi.

Sommet exceptionnel Eurogroupe sur la Grèce
Sommet exceptionnel Eurogroupe sur la Grèce © Maxppp

La zone euro a décidé à l'unanimité d'entamer des négociations pour mettre en place un troisième plan d'aide à la Grèce . C'est ce qu'a annoncé lundi matin le président du Conseil européen, Donald Tusk, depuis Bruxelles où avait lieu depuis dimanche soir un sommet réunissant les 19 pays de l'Eurogroupe. Il n'a toutefois pas précisé le contenu de l'accord.

"Aujourd'hui, nous n'avions qu'un seul objectif. Après 17 heures de négociations, nous y sommes enfin parvenus (...). Il y a des conditions strictes à remplir, cette décision donne à la Grèce une chance de se remettre sur le droit chemin". — Donald Tusk

Malgré cette annonce, le gouvernement grec a décidé, lundi à la mi-journée, de maintenir la fermeture des banques "probablement pour deux jours" encore. Un décret qui sera publié lundi soir devrait confirmer la date de fin de cette mesure, en vigueur depuis le 29 juin dernier. 

Jusqu'à 86 milliards d'euros de plan d'aide

Ce troisième plan d'aide a un montant évalué entre 82 et 86 milliards d'euros sur trois ans . Les pays sont finalement parvenus à trouver un compromis : le fonds d'actifs grecs chargé de garantir que les nationalisations serviront bien à payer les créanciers sera finalement basé en Grèce, et non plus au Luxembourg comme prévu intialement, un point que refusait le gouvernement grec. 

L'autre point d'achoppement était la présence du FMI dans ce nouveau plan d'aide : l'Allemagne exigeait que le Fonds monétaire international soit partie prenante, la Grèce refusait. Finalement la Grèce demandera une nouvelle aide au FMI, mais seulement à l'expiration du programme d'aide en cours, c'est-à-dire en 2016, a annoncé Angela Merkel lundi matin.

"Le chemin sera long et difficile" (Merkel)

Conséquence de cet accord : l'éventualité d'une sortie de la Grèce de la zone euro est désormais écartée. "Le Grexit a disparu ", s'est félicité le président de la Commission européenne , Jean-Claude Junker. 

Toutefois, "le chemin sera long et difficile", a prévenu la chancelière Angela Merkel. D'abord parce que chaque parlement national, y compris le parlement grec, devra approuver cet accord : en France, c'est mercredi que le parlement votera pour valider ou non l'accord . Et si celui-ci est voté par tous les pays, il ne s'agit que d'un accord sur l'ouverture de nouvelles négociations en vue d'un troisième plan d'aide. 

France et Allemagne en première ligne des négociations

Ce lundi matin, les négociations semblaient s'être restreintes à quatre participants essentiels : la France, l'Allemagne, la Grèce, et le président du Conseil européen. "Ils se sont enfermés à quatre, on ne sait rien de ce qu'ils disent", affirmait au petit matin une source européenne.

La situation aparraissait d'autant plus compliquée que chaque camp est marqué par des désaccords internes : pour garder une marge de manoeuvre en Grèce, Alexis Tsipras a dû se rapprocher de l'opposition, ce que plusieurs représentants de son parti Syriza ont critiqué. En outre, la France et l'Allemagne ne sont pas d'accord sur la nécessité de garder à tout prix la Grèce dans la zone euro. 

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