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Économie – Social

Grève dans les crèches : pourquoi les personnels de la petite enfance sont inquiets

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Par , France Bleu

Puéricultrices, auxiliaires de vie ou encore directrices et directeurs d'établissement se mobilisent ce jeudi contre le projet de réforme des modes d'accueil prévu par le ministère de la Santé. Ils craignent de devoir accueillir plus d'enfants dans de moins bonnes conditions.

En mai 2010 déjà, les personnels de la petite enfance à Montpellier.
En mai 2010 déjà, les personnels de la petite enfance à Montpellier. © Maxppp - Guillaume BONNEFONT

France

Difficile aujourd'hui de déposer votre enfant à la crèche. Les personnels de la petite enfance sont en grève ce jeudi 23 mai 2019 pour protester contre le projet de réforme des modes d'accueil du gouvernement dont le contenu sera présenté cet été. Rouen, Bordeaux, Chambéry... une cinquantaine de manifestations sont organisées à nouveau partout en France et les représentants du collectif "Pas de bébés à la consigne" doivent être reçus ce jeudi matin à 11h30 au ministère de la Santé par la secrétaire d'État Christelle Dubos. Puéricultrices, infirmières, auxiliaires de vie, et même la direction des établissements craignent de sacrifier la qualité de l'accueil des petits au profit de la quantité et de la rentabilité. 

Des enfants moins bien encadrés

Aujourd'hui, il faut un adulte pour s'occuper de huit enfants autonomes, contre un pour cinq qui ne marchent pas encore. Demain, avec la réforme, seul l'âge pourrait être pris en compte. Pourtant, les petits ne marchent pas tous au même âge. 

Autre crainte : plus d'enfants dans moins d'espace. Avec la réforme, il pourrait y avoir seulement 5,5 m² par bébé, contre 7 aujourd'hui, notamment dans les zones en tension, dans les grandes villes par exemple. Les places en micro-crèche devraient être augmentées. De 10 aujourd'hui, elles passeraient à 16, sans avoir pour autant plus d'encadrants, au nombre de trois aujourd'hui. 

Un personnel moins qualifié

Le projet de loi, qui a pour but d'ouvrir 30.000 places en crèche d'ici 2022, prévoit de faciliter l'embauche, en supprimant le quota de 40% de professionnels qualifiés par structure, alors que les syndicats souhaiteraient l'augmenter à 50%. Ce sont les puéricultrices, les infirmières ou encore, les auxiliaires de vie. 

La peur du personnel de la petite enfance est de devoir, in fine, privilégier la quantité et la rentabilité au détriment de la qualité de l'accueil et donc, au détriment des enfants.