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Économie – Social

Grève à la SNCF : déçus par leur première réunion avec le ministère, les syndicats promettent toujours une grève longue

vendredi 6 avril 2018 à 7:41 - Mis à jour le vendredi 6 avril 2018 à 8:50 Par Germain Arrigoni, France Bleu

A l'issue de leur première réunion de concertation avec le gouvernement depuis le lancement de la grève contre la réforme du rail, les syndicats de la SNCF ont dénoncé jeudi soir "une mascarade" et promettent de nouveau une grève longue. La ministre a dit avoir "donné des garanties" aux cheminots.

Roger Dillenseger, le secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire
Roger Dillenseger, le secrétaire général de l'Unsa-Ferroviaire © AFP - LUDOVIC MARIN

Les syndicats unanimes. "C'est une véritable mascarade" avec "un gouvernement qui brode", qui "n'a pas de propositions et qui ne règle pas les problèmes", donc "la grève se poursuit", a déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, "extrêmement déçu et mécontent" car "les revendications des cheminots n'ont pas été entendues". 

"Le gouvernement avance à marche forcée pour tenter de nous asphyxier. On est dans une situation où le mouvement social risque bien de se durcir", a estimé Roger Dillenseger de l'Unsa.

"Hélas, les cheminots vont devoir se mobiliser dimanche et lundi (...) Nous sommes partis sur un conflit qui risque de durer si le gouvernement ne revoit pas sa méthode", a prévenu Didier Aubert de la CFDT.  

Pour SUD Rail, "il va falloir renforcer, amplifier, durcir" la grève pour "faire plier" le gouvernement et "arriver au bout des revendications". Le débat sera "posé dans les assemblée générales" afin de voir "comment organiser le mouvement pour être entendu", a indiqué Eric Santinelli.

"J’ai donné des garanties" aux cheminots, affirme la ministre des Transports

Les syndicats de cheminots, reçus plus de six heures jeudi par la ministre des Transports Elisabeth Borne, ont quitté la table des négociations visiblement déçus par la réunion qualifiée de "pénible et inutile" par la CGT.

"Je ne dirai jamais qu’une négociation est inutile", a répondu Elisabeth Borne vendredi matin sur franceinfo. "Je pense vraiment que la bonne voie, c’est le dialogue social". La ministre a indiqué avoir "donné des garanties" aux cheminots. "Ils vont garder l’essentiel des garanties du statut, la retraite, la garantie de l’emploi, la rémunération, les facilités de rémunération, ce n’est pas rien", a-t-elle ajouté. 

Concernant le maintien du statut de cheminots pour les nouveaux entrants, la ministre a rappelé que le cap de la réforme "a été clairement annoncé, le gouvernement est déterminé à la mener dans la discussion, dans la négociation". 

"C’est une question d’équité et de cohérence" par rapport aux salariés des autres entreprises avec l’ouverture à la concurrence, a expliqué Elisabeth Borne. Elle a ajouté que la négociation porte sur "le calendrier" de l'arrêt du statut pour les nouveaux entrants et que la date "fait partie des discussions".

Nouvelle table ronde vendredi, prochaine grève dès samedi soir

Abordée jeudi à l'Assemblée nationale, la question de la dette de la SNCF, qui atteint 55 milliards d'euros et coûte un milliard par an à l'entreprise, a été examinée lors de cette réunion au ministère des Transports, ainsi que, notamment, celle du transfert des cheminots en cas de perte d'un marché par la SNCF après l'ouverture à la concurrence.   

Concernant la dette, "le gouvernement ne fait aucune annonce, aucune proposition. Le statu quo conduira à l'accroissement de la dette de 10 milliards d'ici la fin du quinquennat", a dénoncé M. Brun. Quant aux transferts, "une partie des agents seront transférés d'office, l'autre partie sera appelée à être volontaire et s'il n'y a pas assez de volontaires, ils seront également transférés d'office", a-t-il ajouté.   

Le gouvernement propose que les trois entités actuelles du groupe soient unifiées "en une seule société nationale à capitaux publics, détenue à 100% par l'Etat" et dont "les titres ne pourront pas être cédés", a-t-on rappelé au ministère.   

Une nouvelle table ronde entre les syndicats et la ministre est prévue vendredi.

Lors des deux premiers jours de la grève par épisode, mardi et mercredi, le trafic ferroviaire a été très perturbé, avant de reprendre jeudi. La deuxième séquence va débuter samedi à 20h pour s'achever mardi à 7h55.

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