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Économie – Social

Grève à la SNCF : les syndicats dénoncent un passage "en force" avant le vote à l'Assemblée

lundi 16 avril 2018 à 21:58 - Mis à jour le mardi 17 avril 2018 à 10:52 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Les députés doivent voter ce mardi le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire. Les syndicats de cheminots dénoncent un passage "en force" et réaffirment leur détermination alors qu'un quatrième épisode de grève doit débuter ce mardi soir.

Paris, France le 16 avril 2018
Paris, France le 16 avril 2018 © Maxppp - Alexis Sciard

"Le gouvernement franchit en force la première étape de son processus parlementaire", déplore la CGT-Cheminots, première force syndicale à la SNCF, dans un communiqué publié lundi soir. Les députés doivent se prononcer ce mardi sur le projet de réforme ferroviaire.

La CGT appelle les cheminots à se mobiliser massivement

La CGT appelle en conséquence à un "très haut niveau" de grève mercredi et jeudi, pour "imposer l'arrêt du processus parlementaire" et "arracher de véritables négociations". "La victoire est à notre portée", écrit le syndicat, en rappelant également la journée de mobilisation interprofessionnelle de jeudi à l'initiative de la CGT et de Solidaires. 

Le quatrième épisode de la "grève perlée" ( deux jours sur cinq) doit débuter ce mardi soir. Mais SUD-Rail prévoit de manifester dès mardi midi devant le ministère des Transports, où des réunions bilatérales sur "la modernisation sociale et la contractualisation dans le secteur ferroviaire" sont prévues.

Très critique également sur "la méthode du président" Emmanuel Macron,  la CFDT Cheminots rappelle de son côté que l'organisation a formulé 20 propositions d'amendements et que "seules trois ont été actées favorablement", "après un mois de concertations sans réponses très argumentées". Vendredi, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, avait malgré tout salué de "premières avancées".

La reprise de la dette ne convainc pas

La confirmation par Emmanuel Macron dimanche d'une reprise progressive d'une partie de la dette de la SNCF par l'État à partir du 1er janvier 2020 n'a par ailleurs pas convaincu.

"Il n'y a aucun engagement ferme", s'est méfié M. Meyer, ni "chiffré" ni "précis" sur le calendrier. Selon lui, Emmanuel Macron essaie "vainement" de "désamorcer les choses". "La reprise partielle de la dette -et progressivement- entame la crédibilité de cette réforme", a déploré la CFDT.

Pour Laurent Brun (CGT-Cheminots), "la revendication", c'est "la reprise de la dette en totalité", a-t-il souligné sur LCI, sans quoi l'État ne fera "que maintenir la tête hors de l'eau" à la future entreprise qui devrait remplacer la SNCF.