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Économie – Social

VIDÉOS - Grève à la SNCF : la réforme pourra être amendée, les syndicats restent mobilisés

lundi 7 mai 2018 à 12:45 - Mis à jour le lundi 7 mai 2018 à 15:26 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Le Premier ministre Édouard Philippe recevait lundi à Matignon les syndicats mobilisés contre la réforme de la SNCF. À la sortie : des réactions contrastées et un mouvement qui se poursuit.

Les syndicats ont rencontré le Premier ministre pour la première fois depuis l'annonce de la réforme de la SNCF.
Les syndicats ont rencontré le Premier ministre pour la première fois depuis l'annonce de la réforme de la SNCF. © Maxppp -

Pour la première fois depuis le début de la grève, le Premier ministre reçoit tour à tour ce lundi des délégations Unsa, CGT, CFDT, SUD-Solidaires, puis FO, toutes accompagnées de leurs responsables confédéraux. Le but : tenter de sortir le conflit de l'enlisement à la SNCF, où les syndicats sont mobilisés contre la réforme.

La réforme pourra être amendée

À ses premiers visiteurs, Édouard Philippe a annoncé de "nouvelles discussions" fin mai à Matignon, avant l'examen de la réforme au Sénat. Il a évoqué le dépôt d'amendements gouvernementaux, notamment concernant les modalités de reprise de la dette de l'entreprise, provoquant des réactions contrastées au sein des organisations syndicales.

"Pour nous, clairement, la grève se poursuit", a déclaré à la sortie de son entretien le secrétaire général de la CGT Cheminots Laurent Brun. "Les grévistes vont poursuivre le combat le temps d'avoir (des) réponses du gouvernement", a-t-il ajouté, soulignant qu'il reste "encore trois semaines pour interrompre le processus parlementaire" avant l'examen du projet de loi de réforme ferroviaire au Sénat prévu à partir du 23 mai. 

Ces amendements, "on aimerait bien pouvoir en discuter dans les réunions avec le gouvernement en amont et ne pas les découvrir au moment où ils sont présentés", a plaidé Laurent Brun, en estimant que "ces amendements ne seraient que des amendements de forme". "Ce n'est pas de nature à nous satisfaire", a-t-il ajouté.

"Mobilisation et proposition" du côté de la CFDT

Même son de cloche du côté de la CFDT, qui a cependant constaté que "le Premier ministre [...] est prêt à ouvrir des discussions sur des sujets qui semblent importants comme celui du nouveau cadre social des nouveaux cheminots, comme celui de la dette, de la pérennisation du financement des infrastructures ferroviaires", a expliqué Didier Aubert, secrétaire général de la branche cheminots.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a souligné de son côté que cette réunion inscrivait le dossier ferroviaire "clairement dans une deuxième phase" où il sera possible de "formuler des propositions avant le passage au Sénat, par le biais d'amendements". Le syndicat va en proposer une quarantaine. Pas question, en revanche, pour le gouvernement, de revenir sur des éléments de calendrier ou de cadre votés en première lecture à l'Assemblée nationale le 17 avril. "Le Premier ministre a un langage assez clair et très clash sur le sujet", a rapporté Laurent Berger.

La reprise de la dette votée par le Parlement

À l'issue Édouard Philippe a en effet confirmé, en début d'après-midi, que "le texte ne changera pas fondamentalement" mais "peut être encore finalisé". "Je peux intégrer au projet de loi tous les amendements utile à la réforme", a précisé de son côté la ministre des Transports Elisabeth Borne.

Le Premier ministre a par ailleurs annoncé vouloir faire voter la reprise de la dette de la SNCF par le Parlement, et en préciser les contours avant l'examen de la réforme au Sénat. Pour empêcher tout dérapage à l'avenir, Édouard Philippe a aussi souhaité l'instauration d'une "règle d'or" empêchant tout endettement excessif. "L'objectif est que la compagnie arrête de perdre de l'argent chaque année", a précisé le Premier ministre.

Deux nouveaux rendez-vous proposés

Le gouvernement a enfin proposé aux organisations deux nouveaux rendez-vous. Le premier est une invitation de la ministre des Transports pour ce vendredi, et est adressé aux "organisations syndicales qui le souhaitent". Le deuxième aura lieu à Matignon le 24 ou le 25 mai, soit au moment de l'examen du texte au Sénat.

L'intersyndicale se réunira mercredi à 17h au siège de la CGT pour faire le point. Le gouvernement doit lui poursuivre ses entrevues lundi après-midi, avec les dirigeants de la SNCF et les représentants d'usagers.