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Économie - Social

Grève à la SNCF : les usagers des TER sont obligés de s'organiser

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Par , France Bleu Creuse

La grève se poursuit sur les rails. Il n'y a aucun TER sur les lignes régionales, ils sont tous remplacés par des cars entre Guéret, La Souterraine et Limoges. Au niveau des Intercités, ce mardi, il y a deux allers-retours entre la Souterraine et Paris.

Photo Illustration
Photo Illustration © Radio France - Romane Porcon

Département Creuse, France

Ce mardi, la grève se poursuit notamment sur les rails. Il n'y a toujours pas ou peu de trains sur les rails, en Creuse. Au niveau des Intercités, il y a deux allers-retours entre la Souterraine et Paris. En revanche, aucun TER ne circule sur les lignes régionales, ni à la Souterraine ni à Guéret. Si vous aviez déjà votre billet, vous pouvez obtenir un remboursement. Des bus de remplacements ont été mis en place pour les TER. Avec par exemple, deux allers retours entre Guéret et Limoges et deux allers retours entre la Souterraine et Limoges. La gare de la Souterraine est actuellement fermée, le personnel qui ouvre la gare est en grève. 

Deux allers retours entre Guéret et Limoges

A Guéret, la gare est ouverte mais pour le coup il n'y a pas grand monde. C'est simple, aucun TER ne s'y arrête. Il y a donc des bus de substitution qui prennent le relais. Ce lundi à 17h38, une dizaine d'usagers prennent le bus de substitution. 

Eric est moniteur d'auto-école à Guéret. Il habite Limoges et n'a donc pas le choix de prendre ce car qui rallonge bien son trajet : "Cela me fait 4 heures de transport aller et retour alors qu'en TER on met 1h15 pour faire Guéret-Limoges. Je peux comprendre la grève puisque ça impacte toutes les catégories mais c'est fatiguant de rajouter 4 heures de trajet à sa journée de boulot et on peut faire moins de choses le matin et le soir. J'arrive à 20 heures chez moi. Ça rallonge mais on arrive quand même à se déplacer. C'est le plus important parce que je dois travailler et je ne peux pas faire grève moi."

Lucie, elle a du s'arranger avec son employeur pour partir plus tôt du travail et avoir ce fameux bus : "J'ai de la chance qu'il soit très conciliant surtout quand j'ai du retard. Il comprend parce qu'il sait que je n'ai pas le choix. En plus je n'ai pas le permis donc je suis restreinte par la SNCF. Ces grévistes, ils font juste ça pour leur intérêt parce que le reste de l'année quand ils ont du retard, c'est pas leur problème non plus. Nous quand on a pas de bus et bien on n'est pas payé. Et puis on peut rien dire on subit et puis c'est tout."

L'intersyndical appelle à un rassemblement ce mardi à Guéret 

Un mécontentement entendu par les syndicats mais pour Laurent Margueritat, secrétaire départemental de la CGT, il faut aussi comprendre les grévistes : "Ce n'est pas de gaieté de cœur qu'on perd 90 ou 100 euros pour une journée de grève. Les copains cheminots ont fait  30 jours de grève l'année dernière pour certains pour défendre ces inter cités. C'est pour défendre le modèle social et les services publics. Alors quand les trains arrivent à l'heure on dit rien mais quand il n'y a plus de train c'est là qu'on râle. C'est pas de gaieté de cœur et c'est pas de notre faute. Il faut choisir sa cible.

Celui qui crée ce désordre, c'est Emmanuel Macron. Ce ne sont pas les cheminots. Laurent Margueritat, secrétaire départemental de la CGT

L'intersyndical appel donc au rassemblement ce mardi matin à 10h30 avenue d'Auvergne à Guéret, sur le parking du magasin Carrefour. Le gouvernement de son côté doit présenter mercredi les détails de son projet de réforme. 

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