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Économie – Social

Grève à Sogea, des chantiers à l'arrêt dans le Gard et l'Hérault

mercredi 13 février 2019 à 16:30 Par Adrien Serrière, France Bleu Hérault et France Bleu Gard Lozère

Plusieurs chantiers sont à l'arrêt en Occitanie, notamment dans le Gard et l'Hérault, après un mouvement de grève au sein de l'entreprise Sogea Sud bâtiment. Une centaine d'ouvriers participent au mouvement, à l'appel de la CGT.

Les grévistes de toute la région sont réunis sur le chantier de la clinique Beausoleil à Montpellier.
Les grévistes de toute la région sont réunis sur le chantier de la clinique Beausoleil à Montpellier. - CGT

Occitanie, France

Des ouvriers de Sogea Sud bâtiment, filiale de Vinci construction, sont en grève. Une trentaine de chantiers sont à l'arrêt depuis mardi 12 février dans la région Occitanie, notamment celui de la clinique Beausoleil à Montpellier. D'après les grévistes, 90 % des ouvriers participent au mouvement. Ils demandent à leur direction une augmentation des salaires et dénoncent des inégalités au sein de l'entreprise. 

Les ouvriers veulent pouvoir évoluer dans l'entreprise...

Les ouvriers de Sogea Sud bâtiment ont le sentiment de ne pas avoir la possibilité de gravir des échelons. "On demande à être formé pour que les gens puissent évoluer dans leur métier et passer des paliers. Aujourd'hui, nous n'avons que des formations obligatoires, sur la sécurité par exemple. A contrario, les cadres n'ont droit qu'à des formations valorisantes", résume Kader Saadi, grutier et élu du personnel. 

Les ouvriers reprochent aussi à la direction d'avoir basculé une partie de leur budget formation dans celui des cadres. Selon les représentants du personnel, en 2018, les dépenses consacrées aux formations pour les cadres ont été plus élevées que prévu (+69 %) alors que, dans le même temps, celles des ouvriers s'avéraient moins importantes (-61 %).

... et réclament leur part dans la prime de résultats

Les ouvriers ont globalement le sentiment que leur travail n'est pas reconnu. Ils ne comprennent pas, par exemple, pourquoi eux ne touchent pas une prime de résultats, prime à laquelle ont droit les cadres et les ETAM (employés, techniciens, agents de maîtrise). Sur le total de primes versées en 2018 au sein de l'entreprise, les 177 ouvriers affirment avoir touché 50.000 euros tandis que les cadres et ETAM, soit 77 personnes, ont perçu 260.000 euros. 

Les grévistes demandent une augmentation générale des salaires de 3 % ainsi que la prise en charge par l'entreprise des jours de carence pour les ouvriers malades, ce qu'elle fait déjà pour les autres salariés. 

De son coté, la direction demande aux grévistes de reprendre le travail et propose de rencontrer les salariés ensuite pour évoquer leurs revendications. 

Les grévistes demandent une augmentation des salaires et une meilleure répartition des primes. - Radio France
Les grévistes demandent une augmentation des salaires et une meilleure répartition des primes. © Radio France - Adrien Serrière