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Grève ce lundi dans les transports en commun de l'agglo orléanaise.

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Par , France Bleu Orléans

Plusieurs syndicats de TAO appellent à la grève ce lundi, aux heures de pointe, pour plusieurs motifs, dont certains liés au COVID-19. Selon les syndicats un tiers des 225 chauffeurs prévus ce lundi pourraient suivre le mouvement, la direction, elle, affirme que 95% du trafic sera assuré.

Des débrayages sont prévus aux heures de pointe, TAO assure que les perturbations seront limitées.
Des débrayages sont prévus aux heures de pointe, TAO assure que les perturbations seront limitées. © Radio France - Antoine Denéchère

Il y a 15 jours, le réseau des transports publics de l'agglomération orléanaise retrouvait environ 30% de son trafic habituel, après la période de confinement (où le trafic était tombé à 6%). Mais déjà, dès cette "reprise" des inquiétudes pointaient du côté des conducteurs. Ils s'inquiétaient de certaines dispositions à bord, comme la montée des voyageurs par la porte avant ou la désinfection des engins seulement une fois par jour. Ils voulaient voir d'abord comment allaient se passer ces mesures au quotidien, mais au bout de 2 semaines, certains syndicat passent donc à la vitesse supérieure et appellent à la grève ce lundi aux heures de pointe (le service sera donc perturbé de 6H30 à 8H30 le matin et de 16H30 à 18H30 l'après-midi, selon la direction) . D'après les prévisions de la direction, seulement 5% du service, à ces horaires, risque d'être perturbé.

Deux premières semaines pas concluantes pour les chauffeurs

Après 2 semaines de service avec les nouvelles mesures sanitaires et la réglementation décidée par le gouvernement, les craintes des chauffeurs ne se sont pas dissipées sur plusieurs points face au COVID. Nicolas Provini, chauffeur et délégué CFDT raconte par exemple qu'il y a bien des vitres de protection autour du chauffeur, mais qu'une passagère qui voulait un renseignement a passé sa tête au-delà de cette vitre, contournant ainsi facilement la protection en place. Il déplore enfin la difficulté du respect des gestes barrière lors du changement de poste d'un conducteur, notamment sur les véhicules de relève. 

Pour Fabrice Mayer directeur de TAO, le réseau de transports de la métropole d'Orléans, les mesures mises en place respectent le décret du gouvernement et assurent la sécurité sanitaire à bord.
Pour Fabrice Mayer directeur de TAO, le réseau de transports de la métropole d'Orléans, les mesures mises en place respectent le décret du gouvernement et assurent la sécurité sanitaire à bord. © Radio France - Anne Oger

"Ils ont des lingettes désinfectantes et chacun peut nettoyer son poste de conduite" riposte le directeur du réseau Fabrice Mayer. Les chauffeurs aimeraient des désinfections plus régulières, au terminus. Impossible selon la direction sans réduire le volume du trafic, car ces opérations prennent du temps. Le directeur rappelle qu'une désinfection par jour (au dépôt, par une entreprise spécialisée), c'est ce qui est préconisé dans les directives gouvernementales (décret du 11 mai). Idem pour la montée par l'avant. Pourtant d'autres réseaux ont fait le choix de ne pas faire la montée par l'avant rappellent certains syndicalistes. Pour le directeur de TAO, la montée par la porte avant pour les passagers est essentielle, pour valider leur titre de transport et comme, selon lui, tout est fait pour qu'il n'y ait pas de contact passager/chauffeur, rien ne s'y oppose! 

D'autres revendications

Mais au-delà de ces problématiques liées à la sécurité sanitaire, les syndicats portent aussi d'autres demandes lors de cette journée. Ils réclament notamment une prime pour les salariés qui ont continué à travailler pendant le confinement ou le paiement à 100% de tous les salariés en chômage partiel.

La direction comprend ces inquiétudes mais reste sur la ligne du décret gouvernemental du 11 mai et de ses directives, tout en regrettant ce mouvement. Les syndicats, de leur côté, précisent qu'ils ont voulu, par ces actions, seulement aux heures de pointe, marquer leur inquiétude mais sans trop pénaliser les usagers.

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