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Économie – Social

Grève aux urgences : "600 millions d'euros, c'est peu pour embaucher" estime Yves Duffait, urgentiste dans le Jura

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Par , France Bleu Besançon

La ministre de la santé Agnès Buzyn doit annoncer aujourd'hui de nouvelles mesures pour régler la crise des urgences. Les personnels soignants sont déjà très critiques, à l'image d'Yves Duffait l'ex-responsable des urgences à Lons-le-Saunier. Il était notre invité sur France Bleu Besançon.

"Il faut d'abord rendre les métiers des infirmiers plus attractifs et les payer mieux", estime Yves Duffait, urgentiste à Lons-le-Saunier.
"Il faut d'abord rendre les métiers des infirmiers plus attractifs et les payer mieux", estime Yves Duffait, urgentiste à Lons-le-Saunier. © Maxppp - Julio Pelaez

Lons-le-Saunier, France

  • Première mesure que devrait annoncer Agnès Buzyn, 600 millions d'euros sur trois ans. "Sur trois ans, cela fait assez peu d'argent à l'année pour embaucher du personnel", estime Yves Duffait. "Les revendications au niveau national sont claires : l'arrêt de la fermeture des lits, la réouverture des lits, l'embauche de personnels en nombre insuffisant pour le moment. Pour tout ça il faudra sans doute beaucoup plus d'argent."

Rendre le métier d'infirmier(e) plus attractif" - Yves Duffait, ex-responsable des urgences de Lons

  • Développer l'ambulatoire en s'appuyant sur les médecins libéraux et développer les compétences des infirmiers. "Ca ne part pas du tout dans la bonne direction. Les infirmiers n'arrivent déjà pas à faire leur travail, leur donner des tâches en plus ne va pas aider à désengorger les urgences. Ca déplace juste le problème. Qui fera le travail que les infirmiers et les infirmières ne feront plus ?" s'interroge Yves Duffait. "Il faut d'abord rendre ces métiers plus attractifs et les payer mieux."Ils réclament 300 euros de plus par mois, pour rappel on est aujourd'hui au 26ème rang sur 29 pour les pays de l'OCDE."

La médecine libérale autant en souffrance que la médecine hospitalière

  • Mettre en place une cellule d'écoute ou un téléphone unique pour mieux orienter les patients. "C'est un chiffon pour détourner l'attention, nous on veut d'abord des lits pour accueillir les malades pour éviter d'emboliser les services de l'hôpital" rappelle Yves Duffait. Et de souligner : "Par ailleurs nos confrères et consoeurs de médecine libérale sont déjà surchargés : si vous déménagez  par exemple à Lons-le-Saunier, préfecture du Jura, vous ne trouverez pas de médecin traitant, parce qu'ils ne prennent pas de nouveaux malades. Il y a beaucoup de régions de France, comme la Nièvre, ou c'est encore pire. La médecine libérale est autant en souffrance que la médecine hospitalière."

L'intégralité de l'interview est à écouter ici.

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