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Économie – Social

Grève aux urgences : les agents de Thionville rejoignent le mouvement

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Après Metz, Sarreguemines ou encore Forbach, les agents des urgences de Thionville se joignent à la mobilisation nationale. Ils ont débuté ce lundi 8 juillet une grève illimitée et débrayé pendant trois heures, à la mi-journée. Là comme ailleurs, le manque de moyens se fait criant.

Une cinquantaine d'agents se sont rassemblés ce lundi devant le bâtiment de l'hôpital Bel-Air de Thionville.
Une cinquantaine d'agents se sont rassemblés ce lundi devant le bâtiment de l'hôpital Bel-Air de Thionville. © Radio France - Cédric Lang-Roth

Thionville, France

Les agents médicaux et para-médicaux des urgences de l'hôpital Bel-Air de Thionville ont entamé ce lundi 8 juillet une grève illimitée. Ils étaient une cinquantaine, à débrayer, autour d'un barbecue et d'une tireuse à bières. Autour, surtout, de banderoles très claires : "urgences saturées = danger" ou encore "on n'est pas des robots".

Le motif de leurs revendications ? Les moyens, totalement insuffisants selon eux. "Cela fait plusieurs semaines qu'il manque 11 médecins aux urgences, explique Clarisse Mattel, secrétaire CGT à l'hôpital de Metz-Thionville. Sur un effectif total de 24, ça fait beaucoup ! Il manque aussi près de 5 agents para-médicaux (infirmiers ou aide-soignants, NDLR). La conséquence, c'est que les patients sont moins bien soignés, ils attendent sur des brancards et la qualité de vie au travail s'en ressent aussi !"

Des métiers "peu attractifs"

Guillaume, infirmier depuis un an à Bel-Air, renchérit : "il nous arrive d'envoyer des patients jusqu'à Château-Salins parce qu'on manque de lits à Thionville. Les problèmes, ce n'est pas qu'aux urgences. Nous, ce qu'on veut, c'est une prise en charge digne pour tout le monde, et un temps d'attente correct."

Pour tous, le problème majeur, c'est l'attractivité de la fonction publique hospitalière. Elle serait, selon ces agents, extrêmement faible, entre des salaires peu élevés et des conditions de travail compliquées. Et cela se fait d'autant plus ressentir à Thionville, où la proximité avec le Luxembourg n'aide pas. Les salaires y sont parfois trois fois plus élevés qu'en France.