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Économie – Social

Grève à Candia : le mouvement se durcit, les salariés ont le sentiment d'être méprisés

lundi 27 mars 2017 à 5:00 Par Jade Peychieras, France Bleu Pays d'Auvergne

Cela fait maintenant 25 jours que les salariés de l'usine Candia de Clermont-Ferrand sont entrés en grève. Les négociations avec la direction se passent difficilement. Un rassemblement est prévu ce lundi à 9 heures devant le site de de la laiterie de Gerzat.

25e jour de piquet de grève devant l'usine Candia de Clermont-Ferrand.
25e jour de piquet de grève devant l'usine Candia de Clermont-Ferrand. © Radio France - Jade Peychieras

Clermont-Ferrand, France

Sous la tente blanche, juste devant l'usine Candia de Clermont-Ferrand, la centaine de salariés en grève (sur 170) se relaie 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Le café est prêt, et un poêle d'appoint souffle sa fumée blanche au-dessus de la route adjacente. La situation est toujours tendue après 25 jours de mobilisation. D'un côté, les salariés demandent une augmentation de salaire de 50 euros, de l'autre la direction leur propose 10 euros. Un sentiment de mépris s'est répandu dans les rangs des grévistes. "Je suis arrivé dans cette entreprise en 1989, il y a 28 ans, raconte Frédéric Poirier. Une entreprise dans laquelle je me sentais très bien jusqu'à présent. Mais je suis choqué de certains agissements : des collèges traînés en justice pour avoir essayé de bloquer le site, embaucher des vigiles pour nous empêcher d'entrer... Nous avons toujours rendu service, en revenant travailler lorsque c'était nécessaire, en restant ici des soirs de 31 décembre ou de 24 décembre... Nous avons toujours été disponible pour eux, la moindre des choses serait serait d'ouvrir le dialogue et de respecter les salariés."

La direction nous a méprisés - Christophe Alexandre, délégué du personnel.

Un sentiment partagé par Christophe Alexandre, délégué du personnel : "La direction nous a totalement méprisés. Nous avons été reçus pour la première fois au bout de 18 jours de grève ! se désole-t-il. Vendredi dernier, alors que nous étions en pleine négociation, les salariés ont reçu un courrier pour leur dire ce à quoi ils auraient droit : 10 euros. Ça n'est pas ce que nous avions négocié en réunion. Nous avions négocié une prime mensuelle de 50 euros". Une revalorisation que Christophe Alexandre trouve justifiée. "Avec la fusion entre Candia et Beuralia, nous avons perdu tous nos accords. Avec les nouveaux accords, nous avons perdu plus de 47 euros par mois."

Ce lundi, une nouvelle réunion entre les salariés et la direction doit avoir lieu à Clermont-Ferrand.

A lire aussi sur le sujet : "A Clermont-Ferrand, un rassemblement à l'appel de la CGT pour dénoncer les politiques industrielles"