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Économie – Social

Grève chez Albéa à Sainte Menehould : neuf postes supprimés, les syndicats en craignent d'autres

vendredi 28 septembre 2018 à 16:37 Par Aurélie Jacquand et Lucas Valdenaire, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu

Une centaine de salariés de l'entreprise Albéa ont entamé un mouvement de grève ce jeudi. Ils protestent contre la suppression de neuf postes administratifs, qui seront rapatriés dans un nouveau centre en région parisienne. Les grévistes ont prévu un jour de mobilisation par poste supprimé.

Les salariés d'Albéa ont prévu de faire un jour de grève par poste supprimé
Les salariés d'Albéa ont prévu de faire un jour de grève par poste supprimé © Radio France - Lucas Valdenaire

Sainte-Menehould, France

"RH en grève ! Sauvons nos emplois !". Banderoles en mains, des salariés de l'entreprise Albéa de Ste Menehould scandent leurs slogans de grogne. Ils sont une centaine, en grève, devant leur usine qui fabrique des tubes plastiques pour les cosmétiques. Certains d'entre eux tiennent même un barrage filtrant sur un rond-point de la D982, non loin du site.

Albéa est le plus gros employeur de la ville de Ste Menehould, avec pas moins de 550 salariés. Seulement voilà, neuf emplois administratifs doivent être supprimés, ou plutôt rapatriés au siège de l'entreprise, à Genevilliers en région parisienne, parce que la direction veut créer un centre de "compétences partagées". Les neuf sites du groupe, dont le site marnais, sont concernés.

Vers d'autres suppressions de postes ?

Selon les syndicats, la majorité des salariés touchés a refusé une mutation en région parisienne. En réponse, un nouveau poste leur a été proposé sur le site argonnais, mais certaines offres seraient impossibles à accepter selon Christiane : "Une personne qui travaille aux ressources humaines ne peut pas travailler à la qualité du jour au lendemain. _Il y a aussi une personne à qui on a proposé un poste où il faut des connaissances en anglais or ce n'est pas son cas, c'est voué à l'échec_".

Ces neuf postes en moins sont donc difficiles à avaler : "C'est un gâchis, parce que ce sont des personnes qui travaillent ici depuis vingt ou trente ans", explique Delphine Adam, la porte-parole de l'intersyndicale, qui craint d'autres coupes dans les effectifs à l'avenir : "On a presque pas de mot tellement on est déçu de voir ce que devient notre site". L'intersyndicale annonce neuf jours de mobilisation, soit une journée de grève pour chaque suppression de postes.