Économie – Social

Grève chez SFR : le PDG promet qu'il n'y aura "aucun licenciement sec d'ici 2019"

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mardi 6 septembre 2016 à 11:58

Certaines boutiques SFR pourraient bien rester fermées ce mardi.
Certaines boutiques SFR pourraient bien rester fermées ce mardi. © Maxppp - Jean-François FREY

Le PDG de SFR garantit qu'il n'y aura aucun licenciement sec dans l'entreprise. Ce mardi, la CGT appelle les salariés de l'opérateur téléphonique à la grève, pour protester contre les suppressions de postes annoncées.

Certaines boutiques SFR risquent de rester fermées ce mardi. La CGT appelle à une journée nationale d'action et de grève contre les suppressions de postes annoncées par le groupe. 5.000 postes doivent disparaître dans les mois à venir. C'est un tiers des effectifs actuels. La CFE-CGC, le syndicat des cadres, s'est d'abord alliée à la CGT pour appeler à la grève, avant de se retirer. Une de ses responsables chez SFR affirme que certains salariés ont subi des pressions pour ne pas faire grève. Le syndicat veut maintenant contester l'accord devant la justice. Il vient de porter plainte contre le groupe pour escroquerie.

"L'entreprise doit s'adapter" Michel Combes, le patron de SFR

Ce mardi, Michel Combes, le PDG de SFR, cherche à rassurer : "Il n'y aura aucun licenciement sec chez SFR" d'ici 2019, déclare-t-il. "Nous sommes engagés dans une vraie logique de transformation, argumente le patron sur France Inter. L'entreprise, comme tous les opérateurs de télécommunications, doit s'adapter à un contexte qui a évolué depuis plusieurs années". Michel Combes souligne que Orange et Bouygues Telecom ont déjà procédé à des transformations.

Un tiers des effectifs doivent être supprimés

Conclu le 4 août avec la CFDT et l'Unsa, les deux principaux syndicats du groupe, l'accord de transformation de l'entreprise prévoit un plan de 5.000 départs volontaires. La CGT n'a pas signé l'accord. L'homme d'affaires Patrick Drahi, principal actionnaire d'Altice, la maison-mère de SFR, n'a jamais caché sa volonté de réduire les effectifs, gelés à 15.000 postes lors de son rachat en 2014. Lundi, Altice a dévoilé une offre publique d'échange, qui vise à s'emparer de l'intégralité du capital de SFR. Cette opération vise à racheter les 22.5 % d'actions de SFR qu'Altice ne possède pas encore.