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Économie – Social

Grève chez Vélib’ : "C’est l’anarchie à tous les étages !"

jeudi 19 avril 2018 à 17:05 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

50 salariés grévistes de "Smovengo", l’entreprise en charge des vélos libre-service depuis le début de l’année, bloquent les accès aux dépôts. Ils réclament des primes de nuit et dénoncent "l’anarchie à tous les étages de l’entreprise". Le service est donc très fortement perturbé.

Les salariés grévistes de "Smovengo" devant le dépôt d'Alfortville. Le 19.04.2018
Les salariés grévistes de "Smovengo" devant le dépôt d'Alfortville. Le 19.04.2018 © Radio France - Valentin Dunate

Alfortville, France

Depuis que le nouveau Vélib’ est arrivé : les problèmes ne cessent de s’accumuler. Les usagers dénoncent depuis le début de l’année les bugs, les retards opérationnels pour les stations, les vélos qui ne décrochent pas. Une situation tellement catastrophique que la mairie de Paris a dû intervenir. Cette fois, ce sont les salariés de l’entreprise "Smovengo" qui dénoncent, de l’intérieur, leurs conditions de travail et les problèmes administratifs et techniques que rencontre leur entreprise. 

Travailler de nuit pour 10% de plus... c'est chaud !" 

50 salariés sont en grève et bloquent les deux dépôts (l'un à Alfortville dans le Val-de-Marne, l'autre à Villeneuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine). Ils revendiquent notamment une augmentation des salaires les week-ends, jours fériés et la nuit. 70% de ces salariés travaillent nuit pour 10% de plus. Un salarié explique : "Les majorations de nuit c’est 10%, et avant (avec JC Decaux), c'était 45% en plus : ce qui représente une perte de salaire de 600 euros. Alors, travailler la nuit pour 10% en plus… c’est chaud". D’autant que selon ces salariés l’entreprise prend l’eau de tous les côtés. "Ce qui règne dans l’entreprise c’est l’anarchie à tous les étages. L’administratif, l’organisation est à la masse ; technologiquement, c’est une catastrophe, les vélos ne fonctionnent pas et ne sont pas prêt de fonctionner". 

Ca fait deux mois qu'on travaille dans le noir"

Selon ces salariés, avant la grève, plus de la moitié des vélos étaient inutilisables et ça n’est à leurs yeux, que la partie immergée de l’iceberg. "Les camions, il n’y a pas d’entretiens, pas de pressions des pneus, tu changes de véhicules tous les jours, et à chaque fois un nouveau voyant s’allume, il n’a pas de limite, ça fait deux mois qu’on travaille dans le noir, on demande une lumière en vain. Bref, rien ne va". De son côté, la direction explique que la grève perturbe en effet "très fortement" le service Vélib. Smovengo "reconnait que les conditions de travail sont difficiles dans cette phase de transition" mais "regrette que certains salariés reviennent aujourd’hui sur des conditions salariales acceptées il y a tout juste trois mois". Elle compte néanmoins "poursuivre le dialogue"