Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Grève dans l'Education nationale : les enseignants vont défiler à Poitiers et à Niort

-
Par , France Bleu Poitou

Six organisations syndicales appellent ce mardi à une journée de grève dans l'Education nationale afin de réclamer une revalorisation salariale et aussi de dénoncer la gestion de la crise sanitaire dans les écoles.

Une manifestante lors de "la grève sanitaire" du 10 novembre 2020 à Paris.
Une manifestante lors de "la grève sanitaire" du 10 novembre 2020 à Paris. © Maxppp - Thomas Padilla

Une large intersyndicale (FSU, CGT, Force ouvrière, Solidaires...), mais aussi des infirmières scolaires et des parents d'élèves de la FCPE appellent ce mardi à une journée de mobilisation dans l'Education nationale. La grève porte sur la question des salaires, des suppressions de postes et sur la gestion de la crise sanitaire dans les écoles. Comme dans de nombreuses villes de France, des défilés sont prévus dans la matinée à Niort (10h30 devant l'inspection académique située avenue de Limoges avant de rejoindre la préfecture) et en début d'après-midi à Poitiers (14h, de la Promenade des Cours au rectorat). 

"Les salaires des profs français parmi les plus bas d'Europe"

"Il faut bien comprendre que lorsqu'un prof démarre après cinq années d'étude et un Capes difficile, il commence à 1.500 euros, c'est-à-dire 1,2 fois le SMIC", explique Julien Dupont, secrétaire départemental du SNES-FSU, le premier syndicat du second degré dans la Vienne. "Les salaires ne suivent même pas l'inflation, le point d'indice est gelé, donc cela signifie que nos métiers ont été largement déclassés et aujourd'hui, on n'a plus personne qui veut passer les concours. C'est mal payé et en plus les conditions de travail sont éprouvantes". 

"Ces salaires entraîent une grosse crise du recrutement" - Svend Walter, professeur de physique-chimie à Poitiers, secrétaire de la FSU 86

"La revalorisation promise par Jean-Michel Blanquer ? Ridicule"

La revalorisation salariale annoncée par le ministre de l'Education nationale est loin de convaincre Julie Couprie, enseignante du 1er degré et co-secrétaire du SnuiPP-FSU dans les Deux-Sèvres. "C'est ridicule, il s'agit d'une trentaine d'euros brut par mois et en plus ça ne concerne pas une bonne partie du corps enseignant et ça oublie complètement les personnels les moins bien payés de notre ministère, les AESH". Le plus souvent en temps partiel, ces accompagnants d'élèves en situation de handicap touchent en moyenne 700 euros par mois et ont rarement la possibilité d'avoir un deuxième emploi. 

"Et à l'université ? Ça craque de partout"

Il n'y a pas que le premier et le second degrés qui sont en crise. "L’université craque, les étudiants craquent, les personnels enseignants, administratifs et technique craquent parce que nous subissons presque de la maltraitance avec une succession d’injonctions suivies d’aucune aide, aucun moyen, c'est le règne du débrouillez-vous",affirme Anne Joula, enseignant-chercheur à l'université de Poitiers et responsable du SNESUP-FSU. 

"On nous a dit : à la rentrée, il faut accueillir les étudiants en difficultés, ensuite qu’il faut accueillir tous les L1 à partir du 25 janvier à hauteur de 50 % des jauges et alors que ça se met en place, on nous dit qu’il faut aussi accueillir les autres étudiants à hauteur d'un jour par semaine puis on nous dit qu’il faut aussi accueillir les étudiants de première année d’ingénieur, tout ça c’est beaucoup de travail, les étudiants sont dans le brouillard et les équipes également", conclut Anne Joula. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess