Économie – Social

Grève dans la fonction publique : "il y a urgence à tous les étages"

Par Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard mardi 26 janvier 2016 à 8:50

Sébéstien mercier, délégué FO
Sébéstien mercier, délégué FO © Radio France - Thierry Campredon

Les fonctionnaires sont dans la rue ce mardi. A l’appel de l’intersyndicale CGT/FO /Sud les agents de la fonction publique sont appelés à manifester pour dénoncer le gel des salaires et leurs conditions de travail

Soumis à un régime d’austérité depuis six ans, les fonctionnaires vont exprimer leur colère ce mardi un peu partout en France. Dans le nord Franche-Comté, deux rassemblements sont prévus : à partir de 10 heures devant la maison du peuple à Belfort, et à 14 heures place du champ de foire à Montbéliard. Sébastien Mercier est délégué Force Ouvrière et correspondant de la fédération générale des fonctionnaires FO du Territoire de Belfort, il affirme que les agents de la fonction publique sont au bord de la crise de nerf : "aujourd'hui l’urgence est multiple, elle concerne dans un premier temps la question des salaires puisque le point d’indice est gelé depuis 2010, mais l’urgence concerne également la création de postes et le maintien d’un vrai service public de proximité".

"Les conditions de travail se dégradent"

Ce qui inquiète également les syndicats c’est la dégradation des conditions de travail : "comme il y a de moins en moins de recrutements, les fonctionnaires en place doivent assurer une charge de travail toujours plus grande" constate Sébastien Mercier qui prend l’exemple des enseignants : "la baisse des effectifs dans l’éducation nationale entraîne un éclatement des postes sur plusieurs établissements sans compter une augmentation de la pression de la part de la hiérarchie et notamment au travers de l’évaluation des fonctionnaires".

Vers une crise des vocations

Face à ce tableau peu reluisant, les syndicats affirment aujourd’hui que la fonction publique ne fait plus rêver à tel point que les concours d’entrées ne font plus le plein, Sébastien Mercier est catégorique : "la crise des vocations n’est plus un risque mais c’est une réalité, pour preuve, l’éducation nationale peine à trouver des remplaçants et la plupart du temps on est sur des contractuels qu’on a du même mal à recruter, et la réforme du collège à venir ne va pas améliorer la situation".

Sébastien Mercier délégué FO du Territoire de Belfort