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Grève dans une entreprise de charpentes à Arbois : le patron réplique par un licenciement pour faute grave

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Par , France Bleu Besançon, France Bleu
Arbois, France

A Arbois (Jura), le patron de Charpentes industrielles de Franche-Comté (CIFC) ne veut pas payer de prime d'ancienneté à ses salariés. Résultat, deux débrayages la semaine dernière. En contrepartie l'un des employés vient d'être licencié pour faute grave.

CIFC, pour Charpentes industrielles de Franche-Comté,  fabrique des charpentes en bois. L'entreprise emploie une soixantaine de salariés dans deux sociétés différentes sur le même site.
CIFC, pour Charpentes industrielles de Franche-Comté, fabrique des charpentes en bois. L'entreprise emploie une soixantaine de salariés dans deux sociétés différentes sur le même site. © Radio France - Dimitri Imbert

De 50 à 300 euros mensuels. Voilà, en gros le montant des primes d'ancienneté mensuelles auquel les quelque soixante salariés de Charpentes industrielles de Franche Comté (l'entreprise les emploie dans deux sociétés différentes sur le même site), à Arbois dans le Jura, peuvent prétendre selon la Convention collective de la branche. Rappelé à l'ordre par l'Inspection du travail sur cette absence de convention, Arnaud Clément, le PDG de CIFC, a finalement décidé d'y adhérer cet automne. Mais sans y inclure les extensions comprenant les primes d'ancienneté.

Du coup, les salariés ont débrayé à deux reprises pendant deux heures la semaine dernière. Selon la Convention collective de la branche Menuiseries charpentes et construction industrialisées, ces primes d'ancienneté varient de 36,36 euros à 321,27 euros selon l'ancienneté et l'échelon du salarié. Le montant pourrait donc être conséquent, une fois multiplié par le nombre d'employés, d'autant que ces derniers seraient fondés à réclamer trois ans de rétroactivité selon la CGT.

Licencié pour faute grave avec trois enfants à charge

Dans la foulée des débrayages, le directeur de l'entreprise a envoyé à l'un de ses salariés une lettre de licenciement pour faute grave. Sébastien Le Peltier était monteur et responsable qualité au sein de l'entreprise depuis sept ans. Ce jeune papa de 34 ans a trois enfants à charge. Il tente de se renseigner sur ces primes d'ancienneté auprès des syndicats. Mal lui en prend, il vient de de perdre son travail et a reçu sa lettre de licenciement samedi. "Je me suis renseigné", explique-t-il, "et peu après j'ai été convoqué par mon chef de service pour une opération dangereuse que j'ai refusé d'effectuer faute d'équipement adéquat. Dans la foulée mon chef est devenu fou, a constaté que je n'avais pas mes chaussures de sécurité et m'a expliqué que j'avais trois jours pour démissionner ou qu''il fallait que je lui tape dessus pour pouvoir faire un licenciement pour faute grave. J'ai refusé, je suis responsable, je souhaitais juste des explications."

Sébastien Le Peltier compte maintenant aller aux prud'hommes. Quant aux autres salariés de l'entreprise, après les deux débrayages de la semaine dernière, ils envisagent désormais de passer à la vitesse supérieure, sous la forme d'un mouvement plus long. La direction de CIFC, que nous avons rencontrée, n'a pas souhaité répondre à nos questions.

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