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Grève des avocats : "A Dijon 80 et 90% des dossiers ne sont pas jugés et sont renvoyés à plus tard"

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Par , France Bleu Bourgogne

La grève des avocats a des conséquences pour les justiciables. Depuis qu'ils sont entrés dans la contestation contre la réforme des retraites à Dijon 80 à 90% des dossiers au civil comme au pénal seraient renvoyés à plus tard selon Éric Mathais, président de la conférence nationale des procureurs.

Le président de la conférence nationale des procureurs de la République, Eric Mathais
Le président de la conférence nationale des procureurs de la République, Eric Mathais © Maxppp - JC Tardivon

"Le fonctionnement courant du système judiciaire est fortement dégradé" c'est le constat que font les quatre conférences des chefs de juridiction ce jeudi dans un communiqué commun concernant la grève des avocats ce jeudi 20 février 2020.

Un renvoi massif des affaires civiles et pénales 

Elles indiquent quelles sont -selon elles- les conséquences de cette grève qui en est à sa septième semaine. Une grève contre la réforme des retraites. Éric Mathais, le président de la conférence nationale des procureurs de la République, et par ailleurs procureur de la République de Dijon constate dans la capitale de la Bourgogne un renvoi massif des affaires civiles et pénales. 

"A Dijon 80 à 90% des dossiers renvoyés à plus tard" explique le procureur

"A Dijon on a entre 80 et 90% des dossiers qui ne sont pas jugés et qui sont donc renvoyés à plus tard" explique-t-il. "Cela fait du travail en plus pour le greffe. Ce sont des dossiers qui s'empilent les uns sur les autres et qui vont augmenter les délais de traitement qui étaient déjà des délais assez longs. On pense évidemment aux conséquences pour les justiciables". 

Grogne des avocats et occupation de la salle des pas perdus du Tribunal de Grande Instance de Dijon lors de l'audience solennelle de rentrée - Maxppp
Grogne des avocats et occupation de la salle des pas perdus du Tribunal de Grande Instance de Dijon lors de l'audience solennelle de rentrée © Maxppp - Philippe BRUCHOT

"Il va nous falloir des mois pour retrouver les délais que l'on connaissait avant la grève" 

Pourtant, selon Éric Mathais, des efforts avaient été faits dans beaucoup de juridictions afin de traiter plus rapidement les dossiers. "De fait il va nous falloir plusieurs mois ou plusieurs années pour arriver à retrouver peu à peu -si on y arrive- à retrouver les délais que l'on connaissait avant la grève" prévient-il.  

"Prêtes à participer à toute réflexion"

Les quatre conférences -celle des premiers présidents, celle des procureurs généraux, celle des présidents des tribunaux judiciaires et celle des procureurs de la République- appellent "à trouver dans les plus brefs délais possibles les voies de résolution de cette crise". Elle se disent "conscientes des doutes éprouvés par les avocats quant à l’avenir de leur profession, dans un contexte de réformes nombreuses et d’ampleur inédite" et expliquent qu'elles sont "prêtes à participer à toute réflexion à ce sujet."

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