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Économie – Social

Grève des douaniers : la maire de Calais dénonce "une prise d'otage" de son territoire

jeudi 14 mars 2019 à 19:57 Par Hélène Fromenty, France Bleu Nord et France Bleu

Alors que la grève du zèle des douaniers dure aux abords de Calais - c'était le 11e jour ce jeudi - la maire de la ville fait savoir son agacement. Natacha Bouchart estime que les agents prennent le port et ses environs en otage. Elle demande une reprise des discussions avec le gouvernement.

La maire de Calais, Natacha Bouchart, appelle à une fin rapide de ce conflit qui dure depuis 12 jours.
La maire de Calais, Natacha Bouchart, appelle à une fin rapide de ce conflit qui dure depuis 12 jours. © Radio France - Johan BEN AZZOUZ/PHOTOPQR/VOIX DU NORD/MAXPPP

Calais, France

Cela fait maintenant 12 jours que les douaniers sont en grève du zèle aux abords du port de Calais, et cela commence à agacer sérieusement les élus locaux. Au micro de France Bleu Nord, la maire de la ville dénonce "une prise d'otage" et s'inquiète de l'attractivité notamment économique de sa ville, alors que le territoire se remet à peine de la crise migratoire des années passées.  

"Je comprends tout à fait leurs revendications, quant aux nouvelles méthodes de travail liées au Brexit, souligne Natacha Bouchart. Mais je me dois aussi de défendre les intérêts économiques du territoire."

L'édile appelle les douaniers à la raison et leur demande de recourir à d'autres méthodes sans pénaliser de nouveau l'économie locale qui a déjà beaucoup souffert récemment. 

"Il y a d'autres moyens et d'autres lieux pour faire entendre leur voix. Ils peuvent retourner au ministère, interpeller Gérald Darmanin quand il rentre dans la région, ou bien interpeller le président de la région. Mais pas prendre en otage l'ensemble des acteurs économique et la population calaisienne." 

"On est prêts pour le Brexit"

Natacha Bouchart est d'autant plus énervée que selon elle, le Brexit ne se traduira pas du tout de cette manière là au port de Calais. "En ce moment, les douaniers contrôlent tout. Mais même dans un cas de "no deal" il n'y aurait pas autant de volume, ni de véhicules à contrôler. Donc la démonstration qu'ils font aujourd’hui ne correspond pas à la réalité de demain."

Au contraire, d'après l'élue, la ville de Calais et le port sont "prêts" pour la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Europénne, puisque "des dispositifs ont été mis en place pour assurer la fluidité du trafic."

Ce jeudi, ces contrôles extrêmement poussés des douaniers ont de nouveau provoqué de grosses perturbations sur la circulation aux abord du tunnel sous la Manche et du port de Calais, notamment sur l'autoroute A16.

Les agents réclament des moyens, financiers et humains, supplémentaires en vue du Brexit qui va selon eux détériorer leurs conditions de travail. Mercredi, ils ont cependant repoussé l'offre du ministre Gérald Darmanin, qui leur proposait de débloquer 14 millions d'euros.