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Grève des psychologues : "j'aurai moins d'autonomie, voire plus du tout", témoigne un professionnel à Niort

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Par , France Bleu Poitou

Ce jeudi 10 juin est une journée de mobilisation nationale des psychologues. C'est le cas dans la Vienne et les Deux-Sèvres. Rencontre avec un professionnel niortais qui craint de perdre en autonomie.

Vincent Chapron, psychologue clinicien à Niort est installé depuis 2012
Vincent Chapron, psychologue clinicien à Niort est installé depuis 2012 © Radio France - Noémie Guillotin

On ne les voit pas souvent se mobiliser. Les psychologues veulent se faire entendre ce jeudi 10 juin avec un appel à la grève et une manifestation à 13h30 devant le ministère de la santé à Paris à l'appel de plusieurs syndicats. A Niort, ils se donnent rendez-vous à la même heure devant la préfecture, une délégation sera reçue par l'ARS des Deux-Sèvres située juste à côté. A Poitiers, rassemblement de 12 heures à 14 heures sur le parvis de l'hôpital. 

Les psychologues dénoncent une série de mesures menaçant selon eux de plus en plus leurs pratiques ainsi qu'un manque de concertation. "Les différentes expérimentations qui ont été proposées par ce gouvernement et la dernière proposition de loi mettent à mal notre autonomie dans le travail", résume Vincent Chapron, psychologue clinicien en libéral installé à Niort. 

On nous propose d'unifier des pratiques et de prendre en compte uniquement certains troubles au détriment des autres

"On nous propose d'unifier des pratiques et de prendre en compte uniquement certains troubles au détriment des autres. Là, on a vu pendant la période covid les problématiques d'épuisement professionnel ont explosées avec le télétravail, et ça par exemple ce n'est pas du tout pris en compte", explique le professionnel. Vincent Chapron opposé également au principe de la prescription médicale. "Ce n'est déjà pas toujours évident d'aller voir un thérapeute. Si en plus il faut en parler à son médecin d'abord".

Autre motif d'inquiétude : le tarif de remboursement des consultations. "Je ne suis pas contre mais il faut que ce soit à un tarif raisonnable qui tienne compte des cotisations sociales, de ce qu'on investit en termes de formation continue par exemple et qui reste accessible pour les patients", explique le psychologue niortais. Des séances prévues sur 30 minutes au lieu d'au moins 45 habituellement.

Oubliés du Ségur de la santé

Les psychologues, plus sollicités depuis la crise sanitaire, se sentent également oubliés. "Nos grilles salariales n'ont pas été revalorisées depuis plus de trente ans globalement. Et là, alors qu'il y a l'occasion avec le Ségur de la santé d'avoir une légère revalorisation, on ne fait pas partie des professions qui sont revalorisées. Il y a clairement le sentiment d'être maltraité", lance Vincent Chapron.

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