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Ardennes : le mouvement des salariés des transports Michaux prend de l'ampleur

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne
Sedan, France

Depuis dimanche, les salariés des transports Michaux occupent le dépôt de Donchery. C'est le deuxième site bloqué avec le siège de leur entreprise à Sedan. Ils réclament 10.000 euros de prime de départ supra-légale, suite à la liquidation de l'entreprise.

Depuis dimanche soir, une petite dizaine de salariés occupe le dépôt de Michaux à Donchery.
Depuis dimanche soir, une petite dizaine de salariés occupe le dépôt de Michaux à Donchery. © Radio France - Valentine Joubin

Qu'il vente ou qu'il pleuve, les Michaux continuent le combat. Cela fait plus de quinze jours que les salariés du transporteur, placé en liquidation judiciaire, occupent le siège de l'entreprise à Sedan, dans les Ardennes. Ils sont une soixantaine de grévistes, soit plus de deux tiers des effectifs. Et depuis dimanche soir, une petite dizaine d'entre-eux bloquent un deuxième dépôt, celui du site de la Marfée à Donchery. La revendication n'a pas changé : obtenir de la part de la direction 10 000 euros de prime de départ supra légale.

"Avant, on faisait soft, on embêtait juste le patron(...)là on embête le groupe Michaux", Sébastien, chauffeur depuis 15 ans

Quelques planches de bois, une bâche pour les protéger de la pluie, un petit feu de camp. Le piquet de grève des Michaux à Donchery est plutôt sommaire. "C'est sur qu'on est moins bien équipés qu'à Sedan! Ils ont déjà l'électricité, les toilettes. Nous, ici, on a rien", s'amuse un des occupants. Moins bien équipés, peut-être, mais plus menaçants.

Contrairement à celui de Sedan, le dépôt de Donchery est toujours en activité. Ainsi, depuis lundi, les grévistes bloquent tous les camions qui viennent de l'étranger: "Avant on faisait soft, on embêtait juste le patron. Tandis que là on embête le groupe Michaux. On touche aux sous, donc il est emmerdé!", se félicite Sébastien, chauffeur chez Michaux depuis quinze ans.

Autour d'un pique-nique, les chauffeurs routiers discutent de l'avancée des négociations avec leur ancien employeur
Autour d'un pique-nique, les chauffeurs routiers discutent de l'avancée des négociations avec leur ancien employeur © Radio France - Valentine Joubin

Une prime de départ pour voir venir et peut-être changer de carrière

Cette extension du domaine de leur lutte a porté ces fruits ce mardi midi. Sébastien et ses collègues ont reçu un coup de fil de leur délégué CGT. Une nouvelle réunion, plutôt constructive, avec la préfecture, la direction et les liquidateurs a eu lieu dans l'après-midi. Au menu des discussions, les fameuses primes de départ.

Les négociations pourraient aboutir vendredi après-midi, lors d'une nouvelle entrevue. Pascal, 14 ans de service dans l'entreprise ardennaise, sait déjà qu'il ne veut plus être chauffeur routier, "trop de travail pour trop peu de salaire". Et il n'est pas le seul, à envisager un changement de carrière. A côté de lui, un camarade se verrait bien boulanger.

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