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Économie – Social

Grève des urgences : des appels à de nouvelles actions début septembre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que plus de 200 services d'urgences sont touchés par la grève qui secoue le secteur depuis la mi-mars, le collectif Inter-urgences lance un nouvel appel à la mobilisation pour septembre. Le collectif réclame davantage de lits, d'embauches et des hausses de salaires plus conséquentes.

Dans un couloir des urgences de l'hôpital de Valence, le 4 juillet dernier.
Dans un couloir des urgences de l'hôpital de Valence, le 4 juillet dernier. © AFP - Nicolas Guyonnet

Au cœur de l'été, ils ne désarment pas. Les personnel des services d'urgences de plus de 200 établissements hospitaliers du pays sont toujours en grève, et le collectif Inter-urgences appelle à une assemblée générale le 10 septembre, la CGT appelant à manifester partout en France le lendemain. Le collectif, qui affirme que 214 services d'urgences sont touchés par le mouvement, dénonce toujours l'engorgement des services, malgré les mesures annoncées en juin par le gouvernement.

Les syndicats ne voient pas venir les recrutements promis pour cet été 

Mi-juin, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé 70 millions d'euros pour financer une prime de risque de 100 euros net mensuels pour les personnels des urgences et faciliter les recrutements dans les services en tension cet été, des mesures déjà jugées insuffisantes. Sur ces 70 millions d'euros, 15 millions devaient servir aux établissements à recruter du personnel paramédical pendant les congés. Mais "la majorité des services n'a pas vu la couleur des enveloppes fléchées pour pallier les difficultés estivales", écrit le collectif Inter-Urgences dans son communiqué.

Fermer des lits de médecine, d'autant plus en période d'été, en post-canicule, c'est tout à fait aberrant" - Christophe Le Tallec, aide-soignant et vice-président du collectif Inter-urgences 

"Le système tel qu'il est aujourd'hui ne fonctionne plus, il est à bout", a alerté Christophe Le Tallec, aide-soignant au CHU de Nantes et vice-président du collectif sur franceinfo mercredi. "Aujourd'hui la situation s'aggrave de par la fermeture de lits, qui est constante dans les établissements hospitaliers. C'est une volonté politique de fermetures de lits, pour développer l'ambulatoire. Or ça ne fonctionne pas. La population augmente et vieillit, on n'arrête pas de le dire", a-t-il détaillé. "Et fermer des lits de médecine, d'autant plus en période d'été, en post-canicule, c'est tout à fait aberrant."

De plus en plus de patients sur des brancards, de plus en plus longtemps 

L'aide soignant estime que "les structures ne sont pas du tout adaptées pour accueillir la population, les soignants ne sont pas assez nombreux." Citant le cas d'un patient resté cinq jours sur un brancard à Saint-Etienne, il a précisé : "Il y a partout en France des gens qui restent sur les brancards. A Saint-Nazaire, par exemple, la semaine dernière il y a eu 103 personnes en hospitalisation-brancard, c'est-à-dire 103 personnes qui n'ont pas trouvé de lit dans l'établissement alors qu'ils doivent être hospitalisés", a-t-il détaillé. "Ils sont dans un couloir, dans ce qu'on appelle des zones d'attente-départ où il n'y a pas de lit."

Un mouvement amplifié à la rentrée ? 

Les syndicats espèrent étendre le mouvement à l'ensemble du monde hospitalier à la rentrée, selon Christophe Prudhomme, urgentiste et membre de la CGT, qui envisage "une journée d'action le 11 septembre". Le collectif Inter-Urgence propose, lui, une Assemblée générale nationale, le mardi 10 septembre 2019 à Paris.

Des protocoles d'accord locaux dans certains hôpitaux 

Cependant, dans plusieurs hôpitaux, les établissements ont trouvé des accords avec les personnels. "Dans un certain nombre d'endroits, les directions essayent de faire des propositions pour avoir des protocoles d'accord locaux", a indiqué Christophe Prudhomme à l'AFP. C'est le cas à Libourne en Gironde, ou à Bastia, en Corse. A l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, où la direction a proposé de créer 230 postes dans ses 25 services d'urgences, les soignants de l'hôpital Trousseau ont eux aussi décidé d'arrêter localement la grève.