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Économie – Social

Grève du 19 avril : entre 119.500 et 300.000 manifestants dans toute la France, des heurts à Paris

jeudi 19 avril 2018 à 15:12 - Mis à jour le jeudi 19 avril 2018 à 19:38 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Cheminots, fonctionnaires ou encore salariés de l'énergie : entre 119.500 (police) et 300.000 (syndicats) manifestants ont défilé partout en France ce jeudi à l'appel de la CGT et de Solidaires. Des heurts ont éclaté à Lille et dans le cortège parisien.

Défilé à Paris le 19 avril 2018
Défilé à Paris le 19 avril 2018 © AFP - Philippe LOPEZ

Bilan en demi-teinte pour la CGT et Solidaires. Les deux syndicats organisaient ce jeudi une journée interprofessionnelle de mobilisation en espérant une "convergence des luttes" pour s'opposer à Emmanuel Macron. Plus de 130 mobilisations étaient prévues dans toute la France. D'après la CGT, près de 300.000 personnes sont descendues dans la rue. Ils étaient 119.500 selon le ministère de l’Intérieur.

  - Visactu
© Visactu

Moins de manifestants que le 22 mars à Paris

Malgré la présence de tous ceux qui contestent actuellement la politique du gouvernement (étudiants, fonctionnaires, cheminots etc.) les mécontents étaient moins nombreux qu'en mars dernier dans la capitale. 15.300 manifestants ont été recensés dans les rues de Paris d'après le système de comptage indépendant de France Bleu contre 47.800 le 22 mars. La police a compté 11.500 personnes.

Pour la CGT, cependant, le pari n'est pas perdu.  "Les jalons ont été posés pour poursuivre et amplifier partout les mobilisations, à partir des entreprises, professions et des cahiers revendicatifs locaux" a commenté le syndicat dans la soirée, citant notamment les cheminots, les électriciens et gaziers, les fonctionnaires, les salariés d'Air France. La CGT donne rendez-vous le 1er mai pour "une puissante journée de mobilisation".

Le syndicat est toutefois isolé sur la convergence. Dans la matinée, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT annoncé que son syndicat ne défilerait pas avec la CGT pour la Fête du Travail. Pour Laurent Berger, la "convergence des luttes" "ne fonctionne pas". "C'est plus une démarche politique, qui n'est pas la nôtre, qu'une démarche syndicale", a-t-il déclaré. S'il y a "évidemment" des "points communs entre les salariés dans ce pays", "il y a aussi des combats spécifiques selon les champs professionnels". De son côté, Pascal Pavageau, qui doit succéder à Jean-Claude Mailly à la tête de Force Ouvrière le 27 avril, a confirmé qu'il n'était pas prévu de 1er mai unitaire des cinq principaux syndicats.

Des heurts à Paris et à Lille

Le cortège parisien, parti à 14h de Montparnasse direction la place d'Italie, a été momentanément interrompu en raison d'affrontements

D'après l'AFP, les policiers ont essuyé des jets de projectiles sur le boulevard Saint-Jacques. Ils ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. La façade de l'hôtel Marriott a été endommagée à coups de pioches par plusieurs dizaines de personnes cagoulées. Deux personnes ont été interpellées et sept policiers légèrement blessés. Un manifestant a également été blessé et a été conduit à l'hôpital a indiqué la préfecture de police de Paris dans la soirée.

À Lille, où la police a compté 3.500 manifestants, des affrontements ont eu lieu entre un groupe anarchiste et des CRS.

Grèves et perturbations dans plusieurs secteurs

Les manifestations s’accompagnaient de perturbations, notamment à la SNCF où un TGV sur trois et deux TER sur cinq ont circulé. Le taux de grévistes était plus important jeudi que la veille (22,7), avec 66,4 % de conducteurs à l’arrêt. Une trentaine de cheminots ont bloqué le trafic en gare de Lille dans la matinée, en brûlant des pneus sur les voies, ce qui a poussé des passagers à descendre le long des voies pour rejoindre les quais.

Les crèches, La Poste ou encore la télévision publique ont été perturbés. Des coupures d’électricité ont été constatées.

Les chiffres de la mobilisation en région

  • Sud-Est

À Marseille le cortège composé principalement de militants CGT, notamment cheminots, mais aussi d'autres services publics, - enseignants, postiers, employés du secteur de l'énergie - comptait très peu de salariés du privé et quelques centaines d'étudiants et d'insoumis dont le député LFI des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon.

La CGT a recensé 65.000 manifestants. Ils étaient 5.000 selon la police et 5.700 selon un collectif de médias dont France Bleu

À Avignon, un millier de personnes ont défilé entre la préfecture et la gare selon France Bleu Vaucluse. Ils étaient 150 à Privas et 150 au Teil en Ardèche. À Nice, où entre 1.450 (police) et 5.000 personnes (CGT) se sont rassemblées, les cheminots ont été chaleureusement applaudis. France Bleu Hérault a recensé 3.000 manifestants à Montpellier et Béziers.

  • Nord-Ouest

À Nantes où, dans la matinée, des représentants de la Zad de Notre-Dame-des-Landes ont déversé,  devant la préfecture, des dizaines de capsules lacrymogènes lancées par les gendarmes lors des opérations d’expulsion, la manifestation a réuni 13.000 personnes selon la CGT,  5.400 selon la police, et elle s'est déroulée dans le calme.

À Caen, entre 3.000 et 4.000 personnes sont descendues dans la rue selon la CGT.

À Rennes, les manifestants - entre 4.500 (police) et 9.000 (syndicats) - étaient accompagnés de trois tracteurs de la confédération paysanne en soutien à la ZAD de Notre-Dame des Landes.  À La Rochelle, près de 300 personnes sont mobilisées sur le port selon France 3 Poitou-Charentes. À Quimper, cheminots, étudiants et retraités ont défilé côte à côte. Ils étaient plus de 1.500 au Mans, sans compter les cheminots d'après France Bleu Maine, 2.000 à Rouen (chiffre France Bleu Normandie). La police a compté 1.100 manifestants, France Bleu Cotentin environ 1.500 à Cherbourg.

  • Centre

À Châteauroux, environ 700 personnes ont répondu à l'appel de la CGT, FSU, SUD et Unef selon France Bleu Berry, dont des étudiants opposés à la réforme de l'accès à la fac.

Les manifestants étaient 1.200 selon la police, 1.800 selon les syndicats à Clermont-Ferrand en Auvergne. 

Entre 3.000 et 4.000 dans les rues de Tours rapporte France Bleu Touraine. Les lycéens qui se sont joints au mouvement ont brièvement perturbé la circulation du tram. Entre 1.100 (police) et 4.000 (CGT) manifestants ont répondu à l'appel des syndicats à Orléans

  • Sud-Ouest

À Bordeaux, plusieurs milliers de salariés ont défilé selon franceinfo. À Toulouse, la police a compté 2.400 personnes, la CGT 10.000. L'appel à manifester a été peu suivi en Dordogne. Un peu plus de 500 personnes seulement (chiffres de la police) se sont rassemblées à Périgueux. Les cheminots ont formé le plus gros des troupes, rejoints par quelques salariés des hôpitaux, des Ehpad ou du secteur de l'énergie. L'électricité a d'ailleurs été coupée dans le quartier de la gare en fin de matinée.

Ils étaient un millier dans les rues de Bayonne d'après le décompte de France Bleu Pays Basque, entre 800 (police) et 1.500 (CGT) à Pau. 470 manifestants à Mont-de-Marsan (France Bleu Gascogne).

  • Est 

À Strasbourg, entre 2.000 (police) et plus de 4.000 (organisateurs) cheminots, étudiants, fonctionnaires, avocats, ouvriers de la métallurgie, retraités et psychologues des CIO ont défilé. 

À Metz, ils étaient entre 1.100 (police) et 2.000 (organisateurs) manifestants. Plus de 3.000 (CGT) dans les rues de Nancy, 500 à Epinal.