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Économie – Social

Grève du 5 décembre : les syndicats de l'Yonne espèrent une mobilisation massive comme en décembre 1995

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Par , France Bleu Auxerre

Une vingtaine de préavis de grève sont déposés dans l'Yonne pour la journée interprofessionnelle contre la réforme des retraites. Certains sont reconductibles. Les transports devraient être particulièrement touchés.

Manifestation à Auxerre dans la zone des Clairions, en mars 2019.
Manifestation à Auxerre dans la zone des Clairions, en mars 2019. © Radio France - Thierry Boulant

Auxerre, France

La journée intersyndicale et interprofessionnelle de protestation contre la réforme des retraites, jeudi 5 décembre, s'annonce très suivie partout en France, y compris dans l'Yonne. Une vingtaine de préavis de grève sont déposés, dont une partie reconductibles et illimités. Parmi les entreprises privées icaunaises : Yoplait, Prysmian et Aluminium France Extrusion pourraient être touchées par le mouvement. Dans les entreprises publiques, la Poste, les agents d'EDF, les cheminots, mais aussi des agents hospitaliers pourraient faire valoir leur droit de faire grève. Le mouvement est prévu pour durer, "on ne lâchera rien jusqu'à ce que le gouvernement recule" promet la CGT départementale, qui veut mobiliser toutes les professions, les étudiants et les retraités. Dans l'Yonne, un premier cortège s'élancera jeudi 5 à 10 heures à Sens. Le second partira à 14 heures à Auxerre.

Un bis repetita du 5 décembre 1995

Les syndicats veulent une mobilisation massive comparable au 5 décembre 1995 qui avait vu près d'un million de Français descendre dans la rue pour une autre réforme des retraites, celle d'Alain Juppé. 1995 est sur toutes les lèvres prévient Lucas Romain, secrétaire départemental de FO dans l'Yonne : _"_c'est peut-être le fait que ça se passe en décembre, c'était le cas en 1995 aussi. On sent bien une volonté de poursuivre le mouvement un maximum et de faire lâcher ce gouvernement. Partout, on entend qu'une journée ne suffira pas à faire reculer ce gouvernement. On n'aura pas le choix de poursuivre car cette réforme est insupportable pour l'ensemble des salariés du privé comme du public. Le gouvernement souhaite faire passer cette mobilisation pour une volonté de garder ses privilèges mais en réalité on est tous touchés. Il faut rappeler que les retraites c'est du salaire différé donc ils sont en train de nous prendre une partie de notre salaire."

Un nouveau décembre 1995?

C'est travailler plus pour gagner beaucoup moins. Travailler plus jusqu'à 64 ans, âge pivot, pour perdre jusqu'à 40% sur une pension de retraite - Jérôme Courtois du syndicat Solidaire

Selon Jérôme Courtois, représentant du syndicat Solidaire dans le département, le gouvernement veut faire croire qu'il s'agit seulement de défendre les régimes spéciaux pour monter les uns contre les autres : "c'est indécent d’utiliser les régimes spéciaux pour faire passer le gros de la réforme qui est une baisse généralisée des pensions, dans le public comme dans le privé. C'est vraiment de la propagande gouvernementale, alors que, je le répète, tout le monde est concerné. Cette réforme, c'est travailler plus, plus longtemps jusqu'à 64 ans et perdre jusqu'à 40% sur une pension de retraite sachant que l'âge moyen en bonne santé c'est 63 ans et 6 mois donc c'est vraiment appauvrir la population et encourager le financement privé pour se faire une retraite individuelle."

"Avec cette réforme on va perdre jusqu'à 40% sur nos pensions"

On n'est pas des machines, on n'est pas fait pour produire, produire et puis mourir. On a le droit aussi après toute une carrière de se reposer et de profiter - représentant CGT de l'Yonne

Osvaldo Cerqueira, secrétaire CGT dans l'Yonne, estime que "cette réforme des retraites va appauvrir les retraités et les obliger à cumuler travail et pension". Le cheminot ne mâche pas ses mots : "il y a un dégoût actuellement dans la société, une colère aussi. Il ne faut pas rêver, l'objectif du gouvernement est de baisser les pensions et de réformer le système pour tout le monde, pas seulement pour les régimes spéciaux comme ils disent. Avec cette réforme, les retraités n'auront plus les moyens de vivre, ils seront obligés de retourner au travail et de cumuler travail et pension." 

"On n'est pas des machines, on n'est pas fait pour produire produire et puis mourir on a le droit aussi après toute une carrière de se reposer et de profiter"

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