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Grève à la SNCM : les traversées vers la Corse et le Maghreb interrompues

Par Marina Cabiten, France Bleu Provence mardi 24 juin 2014 à 12:05

Navires de la SNCM dans le port de Marseille
Navires de la SNCM dans le port de Marseille © Radio France

Un mouvement social a débuté mardi à la SNCM, la compagnie maritime qui assure depuis Marseille les liaisons vers la Corse et le Maghreb. Ces traversées sont interrompues pour une durée indéterminée, alors que la haute saison touristique arrive.

C'est la troisième grève à la SNCM depuis le début de l'année, et elle s'annonce dure. Les syndicats de la compagnie maritime basée à Marseille veulent mettre la pression sur l’État (actionnaire à 25%), pour obtenir des garanties sur la mise en oeuvre du plan de long terme (PLT) signé avec l'ancien président du directoire, qui a depuis été remercié par l'actionnaire majoritaire Transdev. Tous les navires de la SNCM étaient à quai mardi pour une durée indéterminée, interrompant les traversées vers le Maghreb et la Corse.

La Corse veut limiter l'impact

Alors que la haute saison touristique va commencer, l'Office des transports de Corse hostile à cette grève a lancé dès mardi un service de substitution, avec l'aide de la compagnie Corsica Ferries.

"Je ne suis pas là pour briser des grèves, c'est un droit constitutionnel. J'utilise à mon tour des moyens légaux pour pallier ce sabotage" Paul-Marie Bartoli, président de l'Office des transports de Corse

À la SNCM, tous les syndicats ont appelé à un mouvement reconductible toutes les 24 heures, à l'exception du Syndicat des travailleurs corses (STC).

La grève de trop ?

"Nous ne pouvons pas attendre septembre pour dénoncer les mensonges et les reniements de l'Etat" , justifie le délégué CFE-CGC des officiers Pierre Maupoint de Vandeul. Il craint comme les autres syndicats un "démantèlement après la saison estivale" de la SNCM.

Choisi par Transdev avec l'appui de l'État, le nouveau président M. Diehl met en garde contre un mouvement qui pourrait selon lui conduire l'entreprise tout droit au tribunal de commerce. "Nous pouvons verser à tout moment dans une situation préjudiciable. (...) Je pense que le timing n'est pas le bon" a-t-il déclaré à la Provence, annonçant une activité "en recul de 10,8% et de 13% sur la Corse" depuis le début de l'année.

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