Économie – Social

Grève à la Sodexo-Marseille : 11 des 18 chauffeurs réintégrés

Par Lorrain Sénéchal, France Bleu Provence dimanche 17 janvier 2016 à 18:50

Me Doudet, avocat de la CGT, aux prud'hommes de Marseille le 16 décembre 2015
Me Doudet, avocat de la CGT, aux prud'hommes de Marseille le 16 décembre 2015 © Maxppp

Un accord a été trouvé entre direction et syndicats pour réintégrer 11 des 18 chauffeurs-livreurs licenciés en décembre pour "abandon de poste". Ils avaient prolongé un mouvement de grève en novembre malgré un accord sur les salaires.

Onze des 18 chauffeurs marseillais de la Sodexo ont finalement été réintégrés. Ils avaient été licenciés en décembre pour une journée de grève... de trop. En novembre dernier, une grève éclate dans l'entreprise et prive temporairement les écoliers marseillais de repas chauds.

Licenciements pour "abandon de poste"

Le mouvement portait sur les salaires et malgré la signature d'un accord syndicat-direction, ces 18 chauffeurs pensait obtenir plus. Ils ont donc poursuivit la grève. Pour la direction de la Sodexo, cette prolongation était illégale et s'apparentait à un "abandon de poste". Ils ont donc été licenciés.

Onze d'entre eux sont réintégrés après un accord entre syndicats et direction. Pour Nordine Ziani, délégué CGT de la Sodexo à Marseille , la direction a craint une nouvelle mobilisation syndicale : "on devait repartir sur de fortes actions, l'entreprise s'est inquiété et nous a appelé pour qu'on trouve des solutions."

Nordine Ziani, délégué CGT à la Sodexo à Marseille

Les salariés devraient garder leur salaire et leur ancienneté. Ils seront de retour au travail le 1er février prochain. Mais le combat continue pour les sept autres qui ont "choisi, décidé de ne pas revenir", selon l'avocat de la CGT Maître Steve Doudet. "Ils se sont dits que leur avenir n'était pas à Sodexo compte tenu de l'attitude de leur employeur."

Maître Steve Doudet, avocat de la CGT

"Ils demeurent licenciés pour faute lourde, pour avoir simplement exercé un droit constitutionnel de grève", estime l'avocat. "Nous demandons réparation, nous demandons des dommages et intérêts", ajoute Me Doudet, qui estime qu'une action en justice pourrait voir le jour dans les semaines à venir.

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